
Le 3 août 2020, je prends le train à Tulle pour me rendre à Nancy, en passant par Paris.
Le train Brive-Paris enregistre un retard de trente minutes à l’arrivée en raison, ai-je cru comprendre, d’une panne sur un wagon. Nous serons prévenus régulièrement du retard. J’effectue mon retour le jeudi 6 août 2020, et, sur la ligne Paris-Toulouse, le train enregistre un retard de une heure trente en raison cette fois-ci d’une panne de locomotive d’un autre train qui, en conséquence, bloque la circulation jusqu’à son dépannage. Ce retard est tel que de nombreuses correspondances deviennent impossibles. Les contrôleurs relèvent alors tous les problèmes auprès de l’ensemble des passagers du train. Des possibilités sont ensuite annoncées pour palier toutes ces difficultés : correspondances possibles ou affrètement de bus ou de taxi en cas d’impossibilité de correspondance. C’est ainsi que mon retour à Tulle s’effectue avec un bus spécial réservé aux naufragés de la ligne.
Le 19 août, je fais de nouveau un trajet BriveNancy en compagnie de ma fille et de sa nourrissonne. Le train est un train « éco » ce qui signifie économique et non pas plus écologique qu’un autre, comme je l’avais naïvement pensé.
8 – la trousse corrézienne n °32
peu floue : fin juillet. Mais qui était au courant ? Pas grand monde ! Pas de règle du jeu publiée. Aussi, ce que je raconte là n’est pas vraiment un fait partagé par les habitants. Officiellement, ce ne sont plus des commissions, mais des « comités consultatifs » parce que selon la Préfecture, un non élu ne peut pas prendre part à une commission municipale. J’ai postulé pour une « commission travaux ». J’ai été accepté et une première réunion a eu lieu mi-août. Elle réunissait vingt deux personnes
J’estime que nous étions près de mille voyageurs en tout. Il faisait très chaud. Et paf ! Arrêt en rase campagne, en raison cette fois-ci d’une panne de passage à niveaux. Je ne sais si c’est à cause du label éco, mais nous n’aurons aucune information concernant la durée du retard. Résultat : il va nous manquer cinq petites minutes pour attraper notre correspondance à la gare de l’Est. Nous voici donc en rade le soir à Paris, le bébé, la mère et la mamie. Mais, mais, et bien, on nous offre la nuit d’hôtel (avec vue sur les lignes, si, si), le petit déjeuner, et le billet du lendemain. Une autre personne qui venait de Caen, en rade également, se voit aussi offrir une nuitée ; elle nous assure qu’elle commence à avoir l’habitude, c’est la deuxième ou troisième fois qu’elle dort dans des chambres réservées par la SNCF.
Parait-il que c’est fréquent « sur les petites lignes » : une petite ligne le Brive ou le ToulouseParis ? Ceux qui la qualifient ainsi ne doivent pas la prendre souvent ! Curieuse, j’ai cherché à connaître les fréquences des incidents : la SNCF met en ligne plein d’informations très intéressantes. Ainsi, je peux constater (si je lis bien) qu’en juin 2020, sur cette ligne, en moyenne, un train est arrivé en retard pour 2,4 arrivés à l’heure. En juillet ces chiffres sont de un train en retard pour cinq à l’heure1, sachant que les chiffres changent selon que c’est départ de
dont une salariée municipale chargée de la voirie. Si rien n’est prévu, les participants se coupent la parole, haussent le ton de la voix. Mais surtout, ce « comité consultatif » ne se réunira que deux fois par an ! Pendant ce temps, les nouveaux élus poursuivent leurs projets entre eux… Que tout change pour que rien ne change ? Il va falloir s’accrocher sérieusement à cette idée de démocratie : ça ne tombera pas tout cuit dans l’assiette…
Paris avec terminus à Brive, ou départ de Paris avec terminus à Toulouse. Les chiffres d’août n’étaient pas encore fournis. Il existe également des informations très poétiques, jour par jour et ligne par ligne, donnant les causes des incidents2. Ce qui donne ainsi le 7 mars 2020 : « Vitesse limitée à Nouan-le-Fuzelier consécutivement à une déformation de la voie », « Intervention de la police en gare de Cahors », et à la même date, mais pour un TGV, « Affaissement de talus à Vendenheim (4 trains impactés) », « Heurt d’un sanglier à Tonnerre LGV (4 trains impactés) », rigolo n’est-ce-pas ?
Ce qui m’a fait beaucoup rire, c’est ma dernière mésaventure : à mon retour le 21 août, dix minutes de retard seulement à l’arrivée à Brive, mais c’était le parking SNCF qui était en panne ! On ne pouvait plus payer. Deux agents sont donc venus lever la barrière pour chaque véhicule, chacun sortant gratuitement. Ceci dit, la question ferroviaire essentielle qui me taraude est la suivante : dites-moi, cela ne coûte pas un peu cher de payer taxis, bus, hôtel, etc. ? Ne serait-ce pas moins coûteux de maintenir en état lignes, matériel et talus ?
1 https://bit.ly/3l8OxvY 2 https://bit.ly/3lec9PL..
Mamie Lala





