
Ce samedi 10 février fût l’occasion de fêter un événement assez rare : l’abandon du projet d’aéroport sur les terres vivrières du bocage. Nous avons eu la confirmation que dans cette lutte-là pour le territoire et la vie paysanne, la liberté individuelle est devenue puissance collective, capable de déjouer la fièvre destructrice du « toujours plus » : rond-point, lotissement, rond-point, zone commerciale, rond-point, zone industrielle, rond-point, un cancer d’urbanisme qui croît sans aucune limite.
Une impressionnante organisation de bénévoles avaient préparé l’arrivée de 30000 personnes, avec un savoir-faire éprouvé. Une dizaine de chars symbolisant d’autres projets à stopper actuellement en France s’étaient donné rendez-vous à la ferme de Bellevue : CIGÉO à Bure, Center Parcs à Roybons, transformateur à Saint Victor, CGO à Strasbourg, Montagne Pellets à Bugeat, LGV Lyon-Turin, centrale à gaz à Landivisiau, parc d’attraction à Guipry-Messac, ferme des mille vaches. Ils ont dansé, drapé de leur imaginaire, puis ils ont tous pris feu. Sauf la grande salamandre, l’emblème de la ZAD !
Le mouvement dans son ensemble reste déterminé à poursuivre ce qu’il a commencé. « Toutes les personnes participantes à la fête sont venues réaffirmer le refus de toutes expulsions, l’exigence du gel de la redistribution institutionnelle des terres et le besoin de temps pour construire l’avenir ; elles seront vigilantes jusqu’au 31 mars et après »1Communiqué de presse commun post 10 février au nom du mouvement contre l’aéroport (Acipa, Adeca, Copain44, Naturalistes en lutte, des habitant-e-s de la zad, Coordination des organisations opposantes au projet). Seule ombre au tableau : la ré-ouverture de la D281 a impliqué la destruction par les institutions de plusieurs lieux de vie.
Communiqué de presse commun post 10 février au nom du mouvement contre l’aéroport (Acipa, Adeca, Copain44, Naturalistes en lutte, des habitant-e-s de la zad, Coordination des organisations opposantes au projet)
Avons-nous stoppé le capitalisme pour autant ? Non. Au moins, faisons marcher notre cerveau. Tant qu’il fonctionne, il reste une lueur !










