
J’ai longtemps cru que Mankell n’écrivait que des polars. Les enquêtes de Kurt Wallander, policier désabusé, se déroulent dans une Suède où le modèle social n’est plus qu’un mythe, où le racisme resurgit avec l’arrivée récente de réfugiés. Une ambiance et des thèmes qui montrent la sensibilité d’un auteur qui gagne à être lu. Mais Mankell a aussi écrit des romans, de la littérature jeunesse et des pièces de théâtre.
Mankell par Mankell est la biographie d’un homme surprenant. Un homme un peu taciturne, gendre d’Ingmar Bergman, qui vit la moitié de l’année au Mozambique, où il monte des pièces de théâtre avec la seule troupe professionnelle du pays. Un homme discret qui utilise sa notoriété et son argent au bénéfice des autres. Un homme qui observe le monde, l’analyse et s’en inspire pour écrire ses histoires.
Une biographie qui nous parle quand on a déjà lu quelques romans de Mankell, et qui nous donne envie d’en découvrir d’autres avec un regard encore plus ouvert.
Djoulaï




