
Oh la la ! Mais c’est vraiment pas de bol cette année le sport. Non mais c’est vrai : les championnats du monde d’athlétisme se déroulaient tranquillement à Doha quand tout à coup, les organisateurs se sont rendu compte qu’il faisait très chaud. Au point de finir les épreuves dans le bac à légume du réfrigérateur mais en laissant la porte ouverte pour que les millions, euh, les milliers, euh les centaines de spectateurs puissent bien voir nos athlètes transpirer.
Attendez, c’est pas fini : quelques jours après, alors que la coupe du monde de rugby se déroulait tranquillement au Japon, les organisateurs ont réalisé que le pays du soleil levant c’était aussi, à cette période, celui des typhons ! Quand on pense qu’il suffisait de taper Japon sur Wikipédia pour le savoir, mais bon. Annulation donc de tous les matchs ! Aux abris tout le monde.
Les éléments se déchainent donc sur le sport mondial ! J’espère que les prochaines échéances ne seront pas traversées par des perturbations climatiques. C’est d’ailleurs assez curieux avec le sport : il n’y a que les perturbations climatiques qui parviennent à perturber un évènement sportif ; aucun évènement politique n’y parvient, aucune guerre, aucun conflit, aucune misère dans le monde ne parvient à dérouter les organisateurs de leur objectif ultime : distribuer des médailles et jouer des hymnes nationaux… À moins que ce ne soit faire un max de pognon sur la transpiration des autres. Bref ! En sport, on fait pas de politique… Prenez par exemple les jeux olympiques de Munich en 1936, et bien, ils ont eu beau temps.
Il n’y a guère que le Paris Dakar qui, pour éviter les zones de conflits, ait choisi de s’installer en Arabie Saoudite.
J’ai donc une idée : pourquoi par exemple, dans ce cas, ne pas lier les deux, l’évènement sportif et le conflit ? Pas con. Moi je t’organiserais bien un championnat du monde de ball-trap en Syrie, sur cibles mouvantes et barbues ; ou bien un championnat du monde de course d’orientation qui partirait de Tripoli pour arriver à Calais en passant par Lampedusa ; ou encore un championnat du monde d’escrime à Kigali au Rwanda, option machette.
Plus sérieusement souhaitons qu’aux prochains championnats du monde de hockey sur glace, organisés à Ouagadougou, aucune tornade ne vienne entâcher l’événement.
Souhaitons que le championnat du monde de Beach-volley organisé l’année prochaine à Reykjavik se déroule sous des cieux cléments.
Souhaitons que les prochains jeux olympiques qui ont lieu à Paris en 2024 se déroulent sans aléa climatique ; Souhaitons qu’à Paris en 2024 les températures soient supportables, ce qui devrait être possible : en effet les plus pessimistes des collapsologues nous laissent encore une belle dizaine d’années avant l’effondrement.
Le sous-commandant Jean Marcos, depuis la jungle de Planchetorte.
Le sous-commandant Jean Marcos



