
Hors du commun, intemporel. Un village ignoré au fond d’une vallée absente des cartes. Ses habitants résignés, rescapés d’on ne sait quel naufrage. Leurs propres murs sont leur prison et le temps qu’il fait, leur geôlier : un cycle de saisons interminables de pluie, de froidure et de neige avant le retour de la pluie.
L’étranger victime d’ostracisme puis vénéré et à nouveau banni, étrange et velléitaire, outre la rigueur du climat, subit l’humeur des villageois. Tout ici répugne et cette répugnance s’immisce dans le corps de celui qui voyait un refuge dans cette vallée fatale. Siméon s’obstine à croire qu’il se libérera de son pesant secret en noircissant des feuilles de papier blanc, son seul bagage avec son crayon. Las ! L’illusion est à son comble au cœur de la saison neigeuse : tous veulent gagner le paradis promis par deux beaux cavaliers voyageurs…
Une galerie surréaliste de personnages habités d’une sorte de folie qui les tient debout. De l’humour pourtant, bien que grinçant. Un roman dont on se souvient et qui doit son succès au bouche à oreille. Depuis plus de 40 ans.
Didier Bertholy




