
La liberté nous semble être un concept familier, cependant chaque individu paraît en avoir une interprétation personnelle. Alors comment débattre d’un thème apparemment si crucial, si nous ne sommes pas en mesure d’en partager une définition commune ? C’est la question à laquelle tente de répondre Aurélien Berlan dans son livre Terre et Liberté (La Lenteur, 2021), où il identifie deux types de liberté : le fantasme de délivrance et la quête d’autonomie. Notre civilisation occidentale, héritière du modèle de la Grèce classique de « l’homme libre » mêlé à la philosophie judéo-chrétienne du « librearbitre », voit en la liberté un pouvoir d’agir sans contrainte. D’une part, l’influence grecque tend à pousser l’Homme contemporain à s’émanciper des sujétions naturelles, grâce à sa rationalité. D’autre part, la liberté individuelle, ou libéralisme, trouve sa source dans le pouvoir d’agir chrétien. Passant d’un cheminement vers le Bien (morale divine) à un cheminement vers le bien (morale individuelle), le libéralisme tend, finalement, à s’émanciper des contraintes sociales. Selon Berlan, ce besoin irrépressible de libération, à la fois d’ordre naturel et social, peut être résumé sous le concept de fantasme de délivrance. Pour lui, il s’agit d’une nature « négative » de la liberté, dans la mesure où celle-ci est vue comme une « absence de ». La liberté s’éprouve, alors, dans le fait d’être « libéré de » quelque chose (d’une entrave qui nous gêne). Toute la société contemporaine serait, ainsi, fondée sur la notion de volonté, qu’Hannah Arendt identifiait déjà, il y a un demi-siècle. Cette volonté de l’individu, soutenue par un modèle productiviste, d’une part, et par une expansion technoscientifique, d’autre part, est confrontée à ce que Berlan nomme « le vertige des possibles », c’est-à-dire une sensation permanente d’excitation face à une infinité de possibilités qui s’offre à nous. Cette ivresse de volonté isole l’individu dans une illusion de puissance et de sécurité, garantie par une délégation à un système global, lui offrant un déchargement des contraintes de la vie quotidienne et politique. Ce fantasme de délivrance peut être qualifié de liberté pathologique, dans le sens où il répond à un besoin impulsif (en grec, páthos, l’affect), et est de nature curative. Cependant, au-delà de nos réactions irréfléchies, Aurélien Berlan identifie
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les additifs, les feuillets en aluminium, et autres alliages de métaux et les différents plastiques (il en existe des centaines) ? Fluflushhh… on soulève un coin du tapis et un petit coup de balai pour faire disparaître ça à moindre frais, dans les matériaux de construction, dans le ballast des routes, ou l’envoyer loin dans les pays d’Extrême-Orient ou d’Afrique… mais, problème… depuis quelques années, ils n’en veulent plus, ils n’en peuvent plus ! Les prix montent… Alors quelquefois c’est la mafia qui s’en occupe, c’est moins cher quand on n’est pas regardant, quand une agglo, un « industriel » et son dixième soustraitant laissent partir discrètement les matériaux quelque part, en France, en Italie ou en Espagne, déchets finalement abandonnés à ciel ouvert ou déversés en mer. Autre fausse « solution », l’incinération. Bouuuh ! Ce n’est pas propre, ça libère des
Royaume-Uni, la recevabilité de son ultime appel pour empêcher son extradition a été examinée à Londres par la Haute Cour dont on attend désormais le verdict. Julian Assange est soutenu par un large mouvement populaire à travers le monde. La France a jusque-là refusé de lui accorder l’asile. Ce scandale peu médiatisé met en jeu la liberté de la presse et le droit d’informer les populations : en tant que média libre et indépendant, La Trousse corrézienne s’associe à la hauteur de ses moyens à ce combat crucial : la liberté pour Assange !
une autre forme de liberté, moins mutilante, de nature « positive », dans la mesure où celle-ci est vue comme une « présence de ». La liberté deviendrait le fait d’être « libre pour » quelque chose (un sens qui nous anime). Les difficultés que chacun rencontre ne sont, alors, plus des contraintes mais des facteurs avec lesquels il faut composer. Berlan parle de quête d’autonomie, littéralement, une recherche de gestion résiliente. L’esprit ne serait plus dans un affrontement (volonté) mais dans une action constructive (intention), pour favoriser un état d’osmose. On pourrait, ainsi, qualifier cette quête d’autonomie de liberté sophrologique, dans le sens où elle appelle à une sagesse pérenne (sôphron, l’âme saine) et est de nature préventive. Cette vision alternative de la liberté nous invite à nous interroger sur notre manière court-termiste d’interagir avec le monde et sur les résonances de nos comportements individualistes.
toxines et autres boues et déchets ultimes. Que fait-on ? On enfume et on nous enfume. On nous parle de « valorisation énergétique » c’est à dire… d’incinération, mais pour produire de la chaleur cette fois. D’un coup de baguette magique, la vilaine usine se transforme en un truc écolo. C’est vert.
Vous avez remarqué ? Hypocritement, la com’ incite à trier, et les containers de tri sont bien intitulés, maintenant, containers de tri. Mais plus de recyclage. Si quelqu’un veut bien suivre un camion transportant les containers de plastiques à partir d’un « centre de tri » corrézien, et noter où cela va au final, je pense qu’on va bien voyager, et rigoler… Attention, La Trousse corrézienne ne prend pas en charge les vêtements de protection, les masques et les frais de bateau.
FLAVIEN LANGE





