Qu’elle ne fut pas ma stupeur de lire, dans le petit Larousse illustré, en définition de scolastique « se dit de toute doctrine considérée comme dogmatique et sclérosée ». Et qu’elle ne fut ma surprise de voir que ce mot avait trois acceptions distinctes. trois entrées autonomes. Trois fois écrit en gras. Ce qui est plutôt rare. Comme des homonymes, synonymes. Les nuances ? La chronologie, la matérialité, l’objectivité. C’est peut-être mal dit, soyons plus clair !
_ « pas la peine puisque ce n’est pas le sujet, revenons plutôt à nos moutons ».
Dogmatique et sclérosée. L’école, même républicaine serait-t-elle dogmatique est sclérosée ? On ose pas le dire à causse de ces adjectifs diffamants, mais notre époque est éminemment scolastique. La scolastique est comme inscrite dans l’ADN de notre civilisation. Malgré nous. elle se faufile partout. Cependant elle est reconnaissable. Elle se pare d’un langage exégète tout à fait spécifique, a son domaine de compétence, ne traite jamais de ses fondations. N’accepte que les contradictions futiles ou stériles et considère les autres comme obscènes et déplacées. Rend compatible les antagonismes les plus farouches, de grès ou de force. c’est grosso modo n’importe quoi, mais vu que l’on n’y comprend rien, ça en jette. Aussi, toutes les fois ou vous vous sentez dans « les habits neufs du roi », faites appel à votre mioche intérieur, demandez-lui si le roi est nu. Auquel cas, il ne vous reste plus qu’à laisser admirer votre anatomie, à moins que, pris d’un instinct insensé vous n’alliez creuser dans les mots, locutions, acronymes et autres onomatopées pour y déceler le dogme selon lequel « There is no alternative » et en même temps, vierge et mère, père et fils, mort et vivant.
Alors, levez-vous fièrement et déclarez : « Ce que l’humain peut être réactionnaire ».
Marto




