Depuis la nuit des temps où l’homme est debout, les différentes générations ont évolué en différant volontairement la fin de leur emprise sur les générations d’après, comme si être vieux nous frustrerait de ne plus avoir la dynamique de notre jeunesse. Au déni du résultat de ce calcul différentiel, se rajoute le fait que chaque période de l’histoire permet d’analyser la différenciation des modes de fonctionnement des expériences vécues, par l’ensemble des individus composant la société, le groupe ou la famille impliqué dans ces aléas de circonstances. Il est des sujets que tout un chacun souhaite différer pour ne pas remettre en cause la position que nous occupons au sein de nos habitudes. Depuis des lustres qui illuminent nos vies, la caste des dirigeants du monde s’échine à différencier nos comportements en communautés, afin de les opposer pour mieux les dominer, mais la mécanique différentielle, qui se nomme intelligence, permet des changements de régimes qui découplent les peuples de leurs gouvernements, les consommateurs des marchands et les enfants de leurs éducateurs. Le différend qui s’installe creuse une fosse que même Marianne ne peut combler. Pas facile de faire admettre à des égos surdimensionnés que la peur du changement de notre conformisme consumériste est en train de créer la fin accélérée de l’ère humaine. Ben, me direz vous, tout est éphémère, la vie, les idées, les guerres, la paix et même la chienlit. Il n’y a que les passéistes pour aduler le « avant c’était mieux ». Naturellement le vivant se sert du présent pour accéder à son futur, en acceptant de voir disparaître son passé.
La seule différence c’est que nous sommes tous pareils, avec nos particularités mais ça c’est une histoire que l’on aborde tous les jours.
Flauberd



