
La lettre encyclique est l’enseignement du pape. Dans cette dernière, rien de neuf au petit paragraphe des mœurs. C’est un écrit de pape ! L’essentiel, la nouveauté, est le propos politique. Radical. Le constat : la maison commune est en danger. Et pour y répondre : ni green-washing ni bondieuseries. D’un vocable accessible, François argumente les causes du Mal : technocratie et anthropocentrisme. Et il propose : remettre le « pourquoi ? » en place de notre obnubilation du « comment ? », revenir à plus de sobriété, cesser de croire à une technologie salvatrice de nos errances… Loin des considérations classiques du mérite d’un au-delà, François garde les pieds sur terre et fait l’étale des dégâts causés par nos systèmes économiques. La liste nous est connue. Et pour lui, nul salut dans un vert rafistolage de notre rapport au monde. Il s’agit bien de changer de paradigme pour une écologie intégrale. Pour peu qu’on y croit, le diable aurait changé de camp. Loué soit-il.
Philippe Van Assche





