
Notre corps est un chemin incontournable. Grâce à lui, on donne corps à ses pensées, ses paroles, ses gestes; on rentre en relation avec son environnement, les autres. Nous agissons sur le monde, le monde nous émeut. Au-delà du câblage mécanique entre le cerveau et le corps, un réseau sensible se tisse autour de nos expériences. Le monde émotionnel paraît, et tel un courant d’air, il nous oblige à vivre nos émotions, comme si nous respirions en profondeur : des cycles successifs pour apprendre à les accepter, les intégrer et les transformer. Mais parfois, trop d’émotions se côtoient et nous sommes submergés. Et à la longue, nous voilà enfermés dans des structures psycho-corporelles figées. L’insécurité crée en nous des tensions, nous rendant encore plus hermétiques à de nouveaux chemins d’exploration. Notre corps perd de sa souplesse, nos pensées empruntent des chemins habituels, notre respiration reste superficielle, nos gestes deviennent brusques. Les habitudes nous rassurent, nous enferment. Nous ne sommes plus en situation d’accueil de nos émotions. Nos ressentis sont bloqués, les autres peuvent être perçus comme des ennemis… Le monde nous agresse. Le XXIe siècle porte en lui la fraîcheur de nouvelles ressources pour se libérer des carcans. Chacun peut aller y puiser pour rafraichir son esprit et tremper son corps dans un bain de renouveau. C’est au cœur de l’audace que chacun peut s’encourager à franchir le pas d’une transformation personnelle et embrasser à bras le corps son rêve d’un monde meilleur pour soi et pour les autres.
Yoéva




