
C’est la loi du 12 décembre 1792 qui définit le métier d’instituteur : « Les écoles primaires formeront le premier degré d’instruction. On y enseignera les connaissances rigoureusement nécessaires à tous les citoyens. Les personnes chargées de l’enseignement dans ces écoles s’appelleront instituteurs ». Dès 1794, on créé des Écoles Normales primaires (ÉN), rendues obligatoires par la loi de 1833. Les instituteurs sont alors des hommes très modestes. Au sein des ÉN, la discipline est particluièrement sévère, et on entend que l’instituteur exerce son métier dans un esprit de sacrifice. En 1879,on crée des ÉN d’institutrices. Et en 1889, les instituteurs titulaires deviennent des fonctionnaires d’État. Les enseignants des ÉN sont soit des professeurs des écoles primaires supérieurs (EPS) soit des professeurs des Écoles Normales.
Pour entrer dans les ÉN, il faut alors passer un concours ouvert aux titulaires du certificat d’études primaires. Les élèves, âgés de 15 à 18 ans, tous titulaires d’une bourse, passent le brevet élémentaire à la fin de la première année de formation, et le brevet supérieur à la fin de la troisième.
Après la seconde guerre mondiale, les ÉN, supprimées par le régime de Vichy, sont rétablies. Le baccalauréat étant devenu durant la guerre un préalable à l’entrée en formation d’institeur, les élèves, toujours recrutés au niveau du brevet élémentaire (devenu BEPC) en préparent à l’ÉN presque tous un. Les professeurs des ÉN sont maintenant des professeurs du second degré (collège/lycée).
Avec l’essor de la natalité, la reconstruction du Pays et les trente glorieuses, les hommes instruits trouvent des débouchés plus lucratifs que le métier d’instituteurs, et bientôt, l’enseignement du premier degré devient un métier de femmes. Le nombre d’admis au concours n’ayant pas augmenté malgré les besoins croissants, on recrute alors de nombreux « suppléants », pour lesquels les « conférences pédagogiques » du jeudi deviennent l’unique formation.
Les ÉN continuent à fonctionner et poussent des adolescents des classes populaires à obtenir leur baccalauréat, désormais exigé pour accéder à une formation professionnelle. Durant 25 ans, celle-ci, sera limitée à une année pendant laquelle les normaliens sont fonctionnaires-stagiaires.
En 1969, la formation est portée à deux ans.
On ne prépare désormais plus le baccalauréat au sein des ÉN, qui assurent à la fois la formation initiale et la formation continue des institeurs (on vient d eleur reconnaître le droit à 36 semaines de formation au cours de la carrière).
En 1984, le recrutement des instuteurs se fait au niveau du DEUG, et ceux-ci bénéficient de 2 années de formations à l’ÉN. Puis, la perspective de recrutements massifs d’institeurs d’ici à l’an 2000 du fait des départs en retraite des institeurs recrutés dans les années 50-60 conduit à une réforme importante : la création des Instituts Universitaires de Formations des Maîtres (IUFM). Celle-ci s’inscrit dans un mouvement de rapprochement entre enseignants du primaire (qui deviennent professeurs des écoles) et professeurs du secondaire (collège et lycée). Ils sont désormais tous recrutés après la licence et alignés sur même grille de salaires. La première année de formation est consacrée à la préparation du concours. La seconde année, après concours, est constituée de cours à l’institut et d’un stage en responsabilité. En 2005, les IUFM sont intégrées aux universitéset en 2008 la formation dispensée devient diplomante (master) et préparent aux concours. La stagiairisation disparaît et les contenus de la formation comme du stage varient alors selon l’Université de rattachement.
En 2013, les Écoles Supérieurs du Professorat et de l’Éducation (ÉSPÉ) voient le jour.
Sources.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Instituteur
http://ife.ens-lyon.fr/publications/edition-electronique/recherche-et-formation/RR032-02.pdf
%%A(https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_universitaire_de_formation_des_ma%C3%AEtres|https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_universitaire_de_formation_des_ma%C3%AEtres)%%
Céline Perrin





