Spécial police municipale de Tulle : ils ont (presque) tous voté pour
Jeanne Wachtel a sauvé (son) honneur en votant contre et cinq socialistes ont eu le « courage » de s’abstenir. le PCF et la droite ont fait bloc derrière Bernard Combes. Tulle aura une police municipale.
Combes : « … on reçoit les populations rejetées des grandes villes… tranquillité altérée… répondre à ces aspirations à la sécurité… délinquance de passage… les gens du Treck cet été ont vécu un petit enfer…on a eu une situation de crise… je prends la mesure de ces attentes… »
Grador: « … nouveaux jeunes qui arrivent… les nomades… 50 contrôles cet été dans le Treck, tous français… on était un peu pris en otage par des gens qui se sentaient en position d’impunité… on a le droit de vivre un peu tranquillement… il y a aussi des gens progressistes qui ont mal vécu l’été… »
Chaumeil: « vous êtes enfin inscrit dans un principe de réalité… changement dans notre corps social.. des populations nouvelles… haute violence… ces bandes pouvaient prendre position à Tulle… nous ghettoïsons notre cité… les bâtiments qui brulent… »
Un conseil nauséabond. Après le vote, les sympathisants RN ont quitté la salle satisfaits et renforcés dans leurs convictions qu’il suffit de demander.
Les dessous d’un vote
Depuis trois ans, Bernard Combes voulait sa police. Brive en a une, pourquoi pas moi. Mais il ne pouvait l’obtenir sans l’accord de ses alliés du PCF. À la veille des municipales, il lui fallait à la fois répondre aux appétences sécuritaires d’une partie de son électorat et ne pas se couper du PCF pour espérer garder la ville, d’autant qu’il met sa propre tête sur le billot en se représentant. Les cinq conseillers municipaux, qui se sont abstenus n’en reviennent toujours pas du plaidoyer sécuritaire de la première adjointe « communiste ».
Les bien informés savaient que la fédération corrézienne du PCF avait enjoint ses élus de s’abstenir ; une tactique intelligente en vue de mieux négocier les places dans la future liste d’Union de la gauche, premier ou deuxième tour. Les élus ont pris leur indépendance, la fédération du Parti n’a pu que se coucher.
C’était compter sans le talent de négociateur Bernard Combes. Je t’emballe les trois postes de policiers dans un beau discours sur la prévention, qui te permet de sauver la face et je mets un poste de médiateur dans le panier de la mariée. La Rosette vaut bien une messe.
Pour parfaire le scénario, le FN et l’opposition avaient rameuté quelques tullistes au conseil municipal, au cas où l’appel à manifester contre aurait fait recette. Heureusement personne n’avait répondu à l’appel des gauchistes locaux : satisfaction du numéro un de l’opposition qui glissait dans l’oreille du RG préposé à la sécurité: « tu vois, l’événement ne s’est pas produit ».





