
Traduit du portugais par Geneviève Liebrich
Par Charlotte Ollier
À proposer un dossier sur la mort, je me suis dit qu’une lecture sur le même thème serait à propos… J’ai donc emprunté à la bibliothèque Les intermittences de la mort de José Saramago (prix Nobel en 1998) pour me rendre compte au bout de quelques pages que je l’avais déjà bien entamé par le passé, puis abandonné et oublié ; chaque livre attendant son heure, comme chacun sait.
Dans ce roman l’auteur, comme à son habitude, explore ce qui pourrait gripper la société. Ici, entre les frontières du pays qu’il nous décrit, plus personne ne meurt. Les gens pourtant continuent à se blesser, à tomber malade, pire à vieillir et à agoniser… sans fin, puisque la mort ne vient jamais les cueillir. Désœuvrées les pompes funèbres, engorgés les hôpitaux… Comment va s’organiser cette société contrainte de faire face à ce fléau, avant un grand retournement de situation ?
Un style chatoyant et original appuie le propos du livre construit en longues phrases, assemblage hétéroclite de propositions bardées de virgules : ou l’art de faire attendre le point.
Charlotte Ollier



