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Les projets éoliens en Corrèze sont dans le vent : vingt et un projets en cours, plus de quarante communes concernées et plus d’une centaine d’éoliennes1. Certains projets se sont vu refuser le permis de construire et d’exploiter. C’est le cas à Saint-Priest-de-Gimel et les promoteurs ont déposé un recours contre la décision préfectorale. La plupart des projets sont soutenus par des équipes municipales. Mais parfois, elles ont voté contre la poursuite du projet à une étape de son déroulement.
Qu’en penser ? Certes, il y a nécessité d’une transition énergétique. Nous sommes convaincus qu’il faut réduire notre consommation énergétique (l’énergie la moins polluante étant celle qui n’est pas consommée) et valoriser des sources d’énergie renouvelables, puisque techniquement on sait faire. Donc le citoyen lambda responsable devrait applaudir ces initiatives qui vont dans le sens de l’intérêt général.
Eh bien non : en Corrèze les turbulences sur les projets sont fortes, et les noms d’oiseaux volent bas. Alors nous avons voulu comprendre, chercher le sens des différentes actions. Nous nous sommes attachés à donner la parole à des personnes de terrain, positionnées sur des projets actuellement en cours d’instruction.
Les recherches, les entretiens font apparaître que le schéma régional éolien a été annulé par décision administrative, et qu’il pèse de sérieux doutes quant à l’intérêt du vent pour des éoliennes en Corrèze. Il en pèse moins en revanche sur l’importance des intérêts financiers en jeu renforcés par les choix de l’État en matière de soutien à la filière « émergente ».
Les projets éoliens impactent le territoire des communes concernées et des communes environnantes. Pourtant la concertation avec les habitants ne commence pas avant que l’opérateur n’ait obtenu un accord municipal et des accords de propriétaires. En clair, elle se fait après. Il y a un problème récurrent de démarche, on dirait.
Alors, il ne s’agit pas d’un combat bipolaire, « égoïstes » contre « solidaires », « arriérés, ceux qui regardent dans le rétroviseur » contre « modernes, ceux qui vont de l’avant ». Il ne s’agit pas d’une bataille de noms d’oiseaux. Il s’agit, d’abord de défendre le droit de tous à participer à des choix graves, et de savoir garder la tête froide devant les discours des industriels guidés par leurs intérêts financiers qui leur font nous planter des éoliennes de 200 m de haut à 500 m des habitations en gonflant leur rendement2.
Le temps de la décision serait plus court si on lui donnait le temps, plutôt que d’utiliser les injonctions, les miroirs aux alouettes, voire les intimidations.
1 https://www.eolien-en-correze.fr/, site de l’association Agir pour le plateau des Étangs
2 : %%A(http://www.correze.gouv.fr/content/download/16064/113161/file/Avis%20EP.pdf,|http://www.correze.gouv.fr/content/download/16064/113161/file/Avis%20EP.pdf,)%% page 14





