
Facists not welcome
Depuis les agressions sexuelles du nouvel an à Cologne, le nombre d’affiches, drapeaux, banderoles… stipulant « refugees not welcome » a explosé dans de nombreuses villes d’Allemagne et des pays limitrophes.
Tulle n’a pas échappé à cette propension fascisante et le mois dernier des dizaines d’affiches de propagande ont été placardées dans toute la ville, sur lesquelles on peut voir une famille en fuite affublée de ce slogan haineux.
Il s’agit du détournement par des groupes d’extrême droite d’un message originel en faveur de l’accueil de réfugiés, « refugees welcome », lancé par des comités de soutien aux migrants dans toute l’Europe de l’Ouest.
Le visuel d’origine est le même, donnant à voir 3 silhouettes en pleine course qui semblent fuir l’enfer.
Une fois le message détourné en apposant un simple « not » pourtant lourd de sens, le message se fait violent. Le groupe à l’origine de la propagande exploite la peur, et transforme cette famille en nouvel ennemi intérieur. Ce n’est plus le bolchévik hirsute, couteau entre les dents, qui hantera nos nuits, mais une simple famille en détresse, fuyant l’innommable. Ecoeurant. Ajoutons au bon goût de ces messieurs-dames d’extrême droite que les dites affiches étaient traduites en arabe, afin que les principaux concernés par le message saisissent bien, on ne sait jamais…
Heureusement, des petites mains vengeresses ont transformé ces affiches en confettis, et continueront de le faire, afin de préserver nos enfants, non pas des « dangereux » réfugiés, mais bien de ce discours xénophobe choquant, stérile et lui, inquiétant.
Politique de l’emploi : des salariés pauvres, s’il vous plaît !
Le président de la République a annoncé lundi 18 janvier 2016 une nouvelle aide à l’embauche pour les petites et moyennes entreprises : « Embauche PME ».
Les embauches réalisées cette année par les PME bénéficieront durant les deux premières années du contrat d’une prime trimestrielle de 500 euros, soit 4000 euros au total. Mais attention, cette prime ne sera versée que si le salaire ne dépasse pas 1,3 fois le SMIC (soit 1906 euros bruts mensuels pour un temps plein). Et cette prime est cumulable avec l’ensemble des autres dispositifs existants : réduction générale bas salaire, pacte de responsabilité et de solidarité, CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi).
L’exemple du site de ministère du travail est parlant : recruter au SMIC est déjà plus avantageux qu’à 1900 €/mois. Il manque un 3ème cas, celui de Gilbert, à 2500 € bruts par mois. Et là, aucun chef d’entreprise ne peut plus se permettre de le recruter, sans prime ni réduction bas salaire… Alors heureusement qu’on se fout complètement des conventions collectives, sinon, ce serait drôlement embêtant pour embaucher du personnel qualifié !
Vous l’aurez compris, créer des emplois, d’accord, mais à condition de maintenir la population dans la misère !
La région grandit, le racisme… aussi !
Après Tulle (voir ci-dessus), Niort !
Une affiche qui interdi(rait) l’accès d’une rue au « noirs et aux arabes et autres fainéants », prétextant la « peur » qu’ils provoqueraient auprès des clients des commerces alentours ?? ça ne peut-être qu’un mauvais film ou alors le délire raciste et dégueulasse d’un schizophrène paranoïaque sous-dévellopé ! Ah, C’est ça ? Au secours, les chemises brunes sont de retour !
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