Onde locale
Grève sans précédent à Radio France. Les ouvriers, les techniciens et même certains journalistes ont cessé le travail pendant 28 jours. Un marathon pour rien. Encore un. Et pourtant, pour le média public et les travailleurs de la maison de la radio les enjeux étaient de taille. Ces derniers ne voulaient pas être variable d’ajustement d’un budget d’investissement mal maîtrisé. Plus de trois-cents emplois sont sur la sellette. En cause le chantier de reconstruction de l’établissement lancé depuis plus de dix ans pour 176 millions d’euros et qui dépasse aujourd’hui les 584 millions ! Cerise sur le gâteau : la rénovation du bureau pour 130 000 € et la nouvelle voiture de fonction du président nouvellement en place, Mathieu Gallet. Le torchon brûle. Et les conséquences vont bien au delà de la capitale. Dans la réduction d’effectifs prévue il y a l’antenne de Tulle qui devrait disparaître. Si ce n’est pas un comble pour une radio, une antenne qui disparaît !
Festival
L’année dernière, Brive plage festival a fait carton plein. 2015 surfe sur la vague. Pour sa 11ème édition, la programmation est renforcée. Encore plus de têtes d’affiches pour un soir de concert supplémentaire. Tarifs : de 35 à 24 euros la soirée. Côté Brive plage gratis, les deux semaines traditionnelles sont réduites à 6 jours. Eh oui, Brive est aussi passée du rose au bleu depuis l’année dernière. Il faut bien marquer sa différence. La culture populaire oui, mais si ça paye les 850 000 euros de budget. Et ce n’est pas avec des animations tout public, la promotion des petits groupes locaux et de la convivialité que va rentrer la maille. Ça c’était bon pour argumenter les financements Ville et Agglo quand le projet barbotait. Maintenant qu’il a pris le large…
Coopération tout en un
Jean-Louis BANCEL est décrit comme un banquier militant. Banquier car il occupe la présidence du Crédit Coopératif depuis 2009. Militant parce que le crédit coopératif finance les projets associatifs. Une militance toute fois récompensée à hauteur. 337 363 € l’an. C’est le montant du budget d’un projet comme Le battement d’ailes et celui de la rémunération du président. Une économie locale dans un seul homme !
Que nous reste-t-il ?
Taux d’abstention record pour une élection départementale vidée auparavant de sa substance. Les régionales à venir risquent la même sanction populaire. Le pouvoir paraissait déjà inaccessible socialement. Il s’éloigne maintenant géographiquement des citoyens. Le système représentatif vit ses derniers instants. Où et comment va se réinventer le débat contradictoire qui fonde la démocratie ? Pas à Uzerche en tout cas…
auguste bref



