
La Trousse Corrézienne N°18 – mai juin 2018
MÉCANIQUE AUTOMOBILE – FLUIDES ET VIDANGES – L’HUILE MOTEUR #2
Et maintenant, parlons de vidanges. L’huile moteur s’use et perd ses propriétés au fil des kilomètres parcourus. Aussi, change-t-on la totalité de l’huile moteur tous les X kilomètres, disons classiquement c’est la vidange tous les 5000. Mais c’est une règle assez souple : on peut retarder la vidange. Vaut mieux rouler avec de l’huile usée plutôt que sans ! Vaut mieux négliger la vidange que la vérification du niveau.
Pour effectuer une vidange, il faut trouver la vis de vidange. Elle se situe au point bas du bloc moteur ; logique. Donc il faut pouvoir regarder en-dessous de la cage en métal : soit on la surélève avec des crics, des chandelles et/ou des cales en bois, soit on possède – mazette, comme les professionnels – un pont ou une fosse. C’est important d’être en confiance quand on se glisse sous la tonne et demie d’acier. Moi, je ne me roule jamais sous la bagnole si elle n’est soulevée que par un cric : j’ajoute des cales en bois à côté du cric et je pose la carcasse dessus. Car un cric ça casse !
Donc cette vis, il faut y accéder, puis la dévisser : c’est le moment de découvrir des embouts qu’on a jamais vu auparavant : en étoile, en carré, en zigouigoui… Généralement, avec la mécanique auto, il faut s’attendre à ce genre de situation : c’est dimanche, il faut beau mais on n’a pas le bon embout.
Avant de dévisser, tu mets un carton par terre, puis tu places un bac en plastique d’au moins cinq litres dédié à l’huile usagée, sur le carton, sous la vis de vidange. Tu dévisses cette dernière avec l’outil à embouts, puis quand c’est plus facile, tu y vas les doigts pour plus de précision. Car au moment où la vis sort de son pas, il faut que tu la tiennes fermement verticalement pour pas qu’elle tombe au fond du bac avec le joint ! Ensuite, il faut attendre une bonne heure pour que l’essentiel du fluide soit tombé dans le bac, formant un lac noir appétissant.
S’il faut changer le filtre à huile, c’est avec un outil spécial qu’on le dévisse : un manche sur lequel est fixé une lame d’acier en boucle. Quand on tourne le manche dans un sens ou dans l’autre, la boucle se serre ou se desserre. Personnellement, je n’utilise pas cet outil, vu que le serrage manuel fonctionne : quand on a serré soi-même à la main le filtre, on sait qu’on peut le desserrer à la main aussi. Il ne faut pas avoir peur d’essayer… Au moment où l’on sort le filtre, de l’huile va couler, il faut bien maintenir la pièce. Les quelques gouttes qui ont réussi à s’échapper doivent tomber soit dans le bac, ou au pire sur le carton.
Alors comme t’es un as de la gestion des déchets, tu verses cette huile usée dans un bidon dédié à l’aide d’un entonnoir dédié. Pour le bidon, le plus simple est de conserver celui qui a été vidé lors de la vidange précédente. Tu vides ce qu’il reste d’huile dans le filtre et tu mets ce dernier dans un carton ou chiffon.
Avant de remplir ton moteur d’huile neuve, tu n’oublies pas de revisser la vis de vidange avec son joint, hein ? Tu n’oublies pas non plus, si tu as enlevé le filtre à huile d’en remettre en autre, hein ? Je rigole, ça m’est arrivé aussi, quelle tête-en-l’air ! Pour verser l’huile dans le compartiment moteur sans en mettre partout, on peut ré-utiliser l’entonnoir après l’avoir nettoyé au chiffon. Pour savoir quand s’arrêter de verser, on peut se munir des données du constructeur : tel modèle, tant de litres. On peut aussi reprendre la mesure du niveau, comme expliqué dans le #1.
Gestion du matos : l’huile usée se verse dans un container spécial à la déchetterie du coin, les chiffons souillés, le carton, le vieux filtre vont à la poubelle à défaut de mieux. Ce dont on se servira la prochaine fois se range ensemble : l’embout – ce satané embout –, le bidon vide, le bac, et l’entonnoir.
Et maintenant, « Durite Yourself » ! Si vous voulez réagir, améliorer, critiquer, n’hésitez pas à écrire au journal : latroussecorrezienne@ilico.org
Frangin







