
Les gravières, rive gauche de la Dordogne, en aval d’Argentat, exploitées par des carriers qui en sortent des cailloux de toute taille. Les gravières, les carrières, tout le monde connaît ici, et cela fait trente ans qu’on se cause de l’après exploitation. Et…C’est arrivé !
On apprend en février 2017, que le département achète le site des carrières en fin d’exploitation, achat permis par la vente de l’étang de Ruffaud. L’objectif est de faire un Espace Naturel Sensible. Le premier du département, sachant que depuis la naissance de cet outil juridique de protection et valorisation des espaces naturels il y a plus de quarante ans, les départements ont une priorité pour acquérir un espace naturel défini comme prioritaire, avec obligation de le gérer dans un objectif de protection ET d’ouverture au public, le valoriser comme on dit. Les financements sont assurés par la part départementale de la taxe d’aménagement appliquée sur les permis de construire.
Et après ? Rien, rien de rien. Circulez, y a rien à voir, c’est nous qu’on administre ! une demi-page sur les neuf cent trente-neuf du compte rendu de la session plénière d’avril du conseil départemental d’avril 2018. Faut avoir l’œil ! « Ce projet va se décliner en deux volets complémentaires : le développement d’une activité liée à la pêche et une valorisation du patrimoine naturel ».
Des administrés, voilà, ce que nous sommes pour nos élus qui sont dans leur fief.
On est traités, non comme des citoyens, mais comme des administrés, c’est-à-dire considérés comme étant en incapacité.
Cela s’appelle la politique de concertation du département, et accessoirement de la commune.
ML




