
Depuis deux ans, le Chili de Michelle Bachelet s’est lancé dans une politique de lutte contre l’obésité qui n’a pas d’égal dans le monde.
En juin 2016, une première mesure phare avait beaucoup fait parler d’elle. Les Kindersurprises et les Happy meals de McDo, avec leurs jouets surprises étaient désormais interdits à la vente. Les députés chiliens sont allés plus loin que le simple avertissement hypocrite diffusé avant la pub pendant les programmes TV pour enfants. Il faut dire que la situation est critique. Deux chiliens sur trois, un tiers des enfants de moins de six ans sont en surpoids. Les maladies liées à la malbouffe explosent : diabète, maladie cardio-vasculaire.
Ferrero et McDo ne sont pas les seuls visés. La loi de juin 2016 a aussi interdit les personnages sur les boites de céréales et les paquets de gâteaux. Les boissons sucrées sont taxées à 18%. Tous les produits trop riches en graisses saturées, en sucre, en sel, en calorie sont tamponnés d’un gros logo noir.
La dernière salve a eu lieu fin 2017, juste avant le changement de présidence. Les crèmes glacées, gâteaux et chocolats sont maintenant bannis des espaces publicitaires à la télévision, la radio et au cinéma. C’était déjà le cas dans les programmes pour enfants. Même s’il n’est pas encore possible de mesurer l’impact de ces lois sur les chiffres de l’obésité, on note tout de même que 20% des produits alimentaires ont changé de recette.
Reste à espérer que le nouveau président conservateur, Sebastian Piñera, opposé à ces projets de lois alimentaires pendant sa précédente mandature (2010-2014), ne viendra pas les remettre en question.
Julie Devès





