
Plus communément appelé pet de fouffe, on trouve désormais d’autres appellations un tantinet plus soft, comme frout (contraction de fouffe et de prout) ou queef (pour les anglaises). J’opterai tout à fait arbitrairement pour frout, et ce même si vous pensez que je ne manque pas d’air (oh, ça va…)
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D’abord il convient de dire que le frout n’est pas à proprement parler un pet. En effet, un pet anal est le résultat de la fermentation de bactéries ; les gaz s’accumulent dans les intestins suite à la digestion, et sont ensuite expulsés : ça fait du bruit et ça sent mauvais.
Le frout, lui, n’est qu’une expulsion d’air du vagin qui n’est pas fait pour en contenir ; le bruit ressemble à celui d’un pet, mais il n’y a absolument aucune odeur !
Il se produit en général quand la cavité vaginale est particulièrement dilatée. Le plus souvent pendant un rapport sexuel, lorsque les muscles vaginaux sont détendus et qu’il y a pénétration (les va-et-vient favorisent l’accumulation d’air dans le vagin). Ainsi, une sexy-levrette peut se transformer en grand moment de solitude.
Les femmes ayant eu des enfants sont plus sujettes au frout : leur périnée ayant souvent perdu en tonicité, leur vagin n’enserre pas toujours bien le pénis ou l’objet qu’on y a introduit, et vuiiit ! l’air pénètre insidieusement. Et ressort. Toujours…
Cependant, pas besoin d’avoir accouché pour avoir une expérience de frout : c’est ultra-commun ! Nos hormones ayant un impact direct sur la musculature périnéale, le frout a des chances de survenir pendant les règles ou l’ovulation.
Et ça peut commencer dès l’adolescence ; certaines positions, certains sports, favorisent le frout. Oubliez la chandelle au yoga…
L’éviter, mais surtout en rire
Le frout est pratique, car c’est un double indicateur. D’abord, un vagin bien lubrifié augmente les chances de frouter, l’air pénétrant mieux à l’intérieur ; et ça, c’est plutôt positif.
Mais c’est aussi un indicateur du degré de tonicité périnéale. Si ça vous arrive un peu trop souvent, peut-être faut-il voir là un besoin de rééducation ou de musculation du plancher pelvien.
Vous pourrez limiter vos frouts par des exercices périnéaux relativement simples (cf. culotte ltc n° ?), ces derniers étant également bénéfiques pour lutter contre la ptose (descente d’oragnes) et l’incontinence.
Rappelons quand même qu’un frout est vite arrivé, et n’est pas forcément le signe d’un périnée hypotonique.
Ça peut surprendre la première fois, mais pas de panique, dites-vous bien que c’est une réaction corporelle normale qui nous touche presque toutes un jour, et qui au final est plutôt rigolote. Mais si.
Et si lorsque ça vous arrive votre partenaire de jambes en l’air prend un air pincé, voire dégoûté, un conseil : riez un bon coup (ça vous aidera à explulser l’air qui reste bloqué dans le vagin), et trouvez quelqu’un ou quelqu’une avec qui vous pourrez frouter en toute complicité. Vous trouvez ça gonflé ? Bof…
Aérodynamiquement, frout.
Sousou





