
C’est un réseau de solidarité et d’entraide basé sur le don et la gratuité. Créé en septembre dernier, il a très vite pris de l’ampleur dans la plupart des départements ainsi qu’à l’international. Dans le contexte où l’obligation du passe sanitaire rendait parfois inaccessible certains services publics, ce système offrait une réappropriation de la solidarité. Le but est donc de mettre en place une autoBESOIN D’AIDE ? Un long chemin semé d’embûches…
Quand on se retrouve, malgré soi, confronté à la police, aux services sociaux, aux tribunaux, aux avocats (et pas besoin d’être délinquant pour ça), c’est extrêmement violent. Récits croisés de ces expériences douloureuses.
« J’ai tout de suite ressenti de l’impuissance, de l’incompréhension face à l’inconnu de tous ces services et à leur fonctionnement obscur au commun des mortels. » « J’ai des amis qui me soutiennent, qui comprennent ces histoires, qui peuvent m’aider. Et malgré tout ça, c’est une épreuve très dure. J’ai bien senti qu’avec ne serait-ce qu’un seul élément en moins dans cette panoplie, ça aurait été deux fois plus violent et difficile. » Ces difficultés sont évidemment encore exacerbées pour les étrangers, les personnes en situation irrégulière, isolées, ne parlant pas la langue, analphabètes… Il est vital de trouver un peu de chaleur humaine, de la ressource, du soutien, de l’aide… et les associations, avec toute leur bonne volonté, ne suffisent pas à soutenir dans ces épreuves. Il y a ce fonctionnement, cette organisation qui ne protège absolument pas : « On arrive agressée, violentée, menacée, tremblante et démunie, et en face, sous couvert d’impartialité, les droits des agresseurs sont scrupuleusement respectés. » Et c’est la double peine : c’est aux victimes de faire la preuve, de se défendre, d’avoir la force de retourner la massue pour (peut-être) que l’agression soit reconnue.
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NB
nomie locale, pour apprendre à vivre autrement dans une « reliance humaine »1 selon les mots du créateur, Frédéric Vidal. Ce réseau est constitué de cellules très locales (à l’échelle d’un village ou d’un canton), pour retrouver du lien de proximité. En Corrèze, on en compte déjà dix-sept (voir la liste ci-contre). Lorsqu’une cellule est créée, un canal est ouvert sur l’application Telegram pour mettre en lien rapidement des habitants intéressés. Puis le bouche à oreille fait son œuvre… un nouveau réseau est prêt ! Les participants organisent une rencontre pour faire connaissance et mettre en place un annuaire de ressources locales : qui a telle compétence, qui possède tel outil, qui peux héberger… etc. Cet annuaire est sauvegardé par trois référents qui mettent en relation les participants en cas de besoin.
Concrètement ?
Geneviève, référente du réseau de Goulles (Sud-Corrèze), m’explique que les membres de cette cellule se rencontrent régulièrement autour d’un repas partagé. Ils ont organisé au printemps un atelier taille de petits fruitiers, animé par un habitant. Chacun a ainsi pu repartir avec des connaissances et des boutures. Puis pour illustrer l’entraide, elle me raconte qu’une personne a contacté récemment un référent : un
carotte





