
À ma droite, trois agriculteurs (1), leurs soutiens, CCVEM (2), chambre d’agriculture, SYTTOM 19 (3), une enquête publique favorable à plus de 90% sur 205 contributions et finalement le feu vert préfectoral.
À ma gauche, la Confédération Paysanne et quelques centaines de pétitionnaires qui maintenant regardent passer les bulldozers.
Au milieu, quatre hectares de serres hollandaises déjà construites, un réservoir d’eau de 90 000 m3 sur 3,3 hectares, ainsi que les bâtiments techniques.
L’affaire semble entendue : la commercialisation d’une première production estimée à 1150 tonnes de tomates commencera en avril 2020.
« Agriculteurs, pas financiers »
Geoffroy Goutoule parlera au nom des serristes (4). Lorsque nous lui demandons quel retour sur investissement, ils attendent : « Nous ne sommes pas en mesure de vous répondre car nous ne l’avons pas calculé, nous sommes des agriculteurs pas des financiers ».
Il faut pourtant savoir compter pour rassembler 12,5 millions d’€uros, convaincre la CCVEM, trois banques, monter cinq sociétés et attirer des centaines de milliers d’€uros de financements complémentaires.
Côté CCVEM ont parle aussi finances : « le business plan est solide avec un haut de bilan conséquent ». Je croyais parler cultures, paysannerie, je suis devenu cabinet d’audit.
Je l’avais bien cherché, posant soixante-dix questions aux serristes et à la CCVEM. J’étais resté sur ma faim après le rapport de l’enquête publique du 4 juillet 2018 (5) et le débat organisé par la Confédération Paysanne.
On lit entre autres dans ce rapport :12,5 millions d’€uros investis, dont 8,9 dès 2019, 90% proviennent de l’emprunt et d’apports privés : « les sociétés possèderont un capital social important et l’engagement personnel des serristes sera important… le GFA (6) d’Auïtou est une société civile de droit commun ayant pour associés Simon Desbordes, Jacques Faurel, et Geoffroy Goutoul. Son objet est la détention et location du foncier nécessaire au projet… les trois exploitations agricoles de messieurs Desbordes, Faurel et Goutoule sont propriétaires des serres et réaliseront la majeur partie des investissements ».
Je souhaitais quelques éclaircissements : le pourcentage d’emprunts ? Les garanties ? Les banques ? Les apports personnels ? Les subventions ? La structure juridique ? Savoir sur quoi s’appuient les enquêteurs et le soutien sans faille des élus.
Qui paye, comment ça marche
Tout d’abord, un grand merci de m’avoir obligé à réviser mes classiques, voire renvoyé à mes chères études : « il suffit de résoudre l’équation du premier degré suivante pour connaître la pluviométrie nécessaire pour stocker les 23 000 m3 nécessaires en année 1 … vous confondez subventions et emprunt… capital social et capitaux propres ».
Plus sérieusement : « le plan de financement a connu quelques évolutions depuis l’enquête publique… nos capitaux propres (capital social + primes d’émission et avances conditionnées) sont bien supérieurs à 500 000 €uros, les associés en apports financiers complémentaires souhaitent garder l’anonymat, leurs apports ont été faits sous forme de primes d’émission et/ou d’avances conditionnées ».
Le GFA d’Auïtou cité dans le rapport d’enquête a fait des petits. Cinq sociétés structurent maintenant le projet, pour un capital social total de 106 800 €uros : Le GFA (capital 300 €, gérant Geoffroy Goutoule) « possède le foncier », trois SCEA (7) « produisent les tomates », la SCEA Faur’Sage (capital 1 500 € gérant Jacques Faurel), la SCEA Des Chaux (capital 1 500 €, gérant Geoffroy Goutoule), la SCEA Tomates des sim (capital de 100 000 €, gérant, Simon Desbordes). Enfin, la SAS tomates d’auïtou (capital 3 550 € Président Jacques Faurel) « réalise le conditionnement ».
« Chaque société porte ses propres emprunts… ce sont les trois associés qui dirigent ».
Côté subventions, le taux espéré de 11,3% est tombé à 4.43% : deux DJA (Dotation Jeunes Agriculteurs), 110 000 €uros et deux PCAE (subventions Région Aquitaine) pour 600 000 €uros.
Concernant le terrain, CCVEM et serristes tiennent à préciser qu’il ne s’agit en aucun cas d’une subvention. Les serristes devront rembourser jusqu’au dernier centime sous réserve de rendre ce foncier.
On pourrait pinailler. Une société au capital de 300 €uros qui « possède le foncier », des sociétés civiles avec si peu de capital social qui engagent donc les associés sur leurs bien propres pour des millions d’€uros, une gouvernance bien complexe. Mais puisque les banques suivent et que la collectivité salue ces engagements personnels forts.
Enquête publique = chambre d’enregistrement ?
On peut comprendre qu’un plan de financement évolue dans le temps. Cela dit, les enquêteurs vont rendre un avis favorable fondé en grande partie sur du simple déclaratif.
Le CCVEM raconte. 2013, Le SYTTOM cherche des entreprises ayant besoin de chaleur. Septembre 2013, les trois agriculteurs exposent leur projet. « En 2016, un accord est trouvé pour permettre le projet ». Avant même les conclusions de l’enquête publique obligatoire, le débroussaillage du terrain avait commencé (La Trousse N° 15 novembre – décembre 2017). « Simple préparation par les propriétaires de l’époque » nous répond Geoffroy Goutoule. Happy end, a préfecture avalise immédiatement les conclusions favorables de l’enquête publique remises le 5 juillet 2018.
Revenons au printemps 2018. Le préfet rencontre les opposants de la Confédération Paysanne : « il ne vous reste que l’hypothèse d’un dossier environnemental mal bouclé. Pour le reste, je ne peux rien dire ». Pourvu que les protagonistes aient l’intelligence et la patience de cocher toutes les cases, d’utiliser les bons éléments de langage, territoire – emploi – environnement – production locale.
L’ADEME ouvre le bal comme expert de référence, l’ARS, la DRAC, l’INOQ, L’OUGC acquiescent. L’Agence Française pour la Biodiversité et le Conseil National de protection de la Nature pointent les manques. L’avis n’est pas contraignant. La Mission Régionale d’Autorité environnementale suit le mouvement.
Les opposants invoquent en substance des équilibres économiques incertains soutenus sans garanties réelles par l’argent public, des bénéfices territoriaux illusoires, la qualité contestable des productions, la facture environnementale, les conditions de travail pénibles des futurs salariés, globalement un projet contradictoire avec une agriculture paysanne.
La population s’exprime positivement à plus de 90% dans l’enquête publique, simple chambre d’enregistrement.
Est-ce que ça peut marcher?
Pour faire simple, une entreprise industrielle privée a besoin d’un marché solvable qui lui rapporte assez pour financer ces investissements et d’un fond de roulement pour assurer ses dépenses avant la vente de ses produits.
Le fond Miimosa Transition (8) analyse le business plan afin de démarcher des épargnants.
Risques industriels : casse machine, problème technique sur la gestion de la chaleur, retard dans la mise en route du projet, gestion du personnel. Normal.
Risques climatiques : peut-être une allusion à l’altitude de 600 mètres, jusqu’à moins 10°C en hiver, idéal pour la tomate toute l’année. Pour la CCVEM, « la culture sous serres protège les cultures et limite l’impact des aléas ».
Risques marché : débouchés et fluctuation du prix de la tomate, mais sécurisés par un contrat filière. Une garantie selon la CCVEM. Pas de garantie pour Geoffroy Goutoule, « Il ne s’agit pas d’un contrat filière mais d’un contrat d’apport… nous apportons nos légumes à la coopérative qui les vend… la production française est structurellement déficitaire… un marché ponctuellement saturé n’est dû qu’au fait que certains opérateurs font la part belle à l’importation ». La main invisible du marché fera le tri entre les bons français et les méchants importateurs.
Risque sociétal : l’acceptabilité du projet sur le territoire même si l’adhésion est massive. « Risque de voir l’exploitation attaquée comme ce fut le cas le 23 juin dernier par une très petite minorité d’individus intolérants », affine aujourd’hui la CCVEM.
Miimosa Transition lève 400 000€ d’obligations à 4% en quelques jours, 4% ? Car sans garantie en capital. Les épargnants y croient.
Le Besoin en Fonds de Roulement (900 000 €) nous parait un peu faible ? « sur quels éléments vous basez vous pour trouver que le BFR est faible ? Il a été calculé dans les règles de l’art et validé par les financeurs ». Emprunt ? « faux, Il s’agit là d’apports privés ».
A qui ça rapporte?
La CCVEM cible les 920 chômeurs de son territoire. Pour le moment 70 CV reçus venant de Corrèze. Garantir ces emplois ? « En laissant les porteurs de projet travailler, en arrêtant de communiquer de fausses informations non fondées, voire mensongères et diffamatoires » précise la Communauté.
L’UVE approvisionne désormais le réseau de chaleur d’Égletons. La vente de la chaleur fatale (9) sera une nouvelle opportunité. Le prix de vente particulièrement bas équivaut à 100 000€ de subvention masquée selon la Confédération Paysanne. Ce prix est jugé équitable par le SYTTOM qui met en avant l’économie conséquente de TGAP (10), 545 000 €uros jusqu’en 2025. Pour fournir les serristes ce sera à minima la pérennisation et au pire l’augmentation du volume de déchets incinérés.
Lors de l’enquête publique, des consommateurs locaux ont vanté une future production corrézienne de qualité. Geoffroy Goutoule : « ce n’est pas le mode de culture (hors sol) qui influe sur la qualité nutritionnelle des produits mais la variété produite ». Dégustation comparative à l’aveugle à l’été 2020, amenez vos tomates de jardin.
Environnement garanti
Les règles sont respectées. À l’origine étaient 28,85 hectares, dont 21,25 hectares de bois et 5,6 hectares de tourbières. À l’arrivée, 9 hectares de serres, 13 000 m2 de parking, 3,3 hectares de bassin, un bâtiment de conditionnement, une chaufferie avec une cheminée de 17 mètres de haut et une cuve de propane. Les bois abattus seront replantés ailleurs, les zones humides remises en état ici et ailleurs.
Que deviennent les 40 000 pieds de tomates annuels ? Compostés ou méthanisés. Les 40 000 sacs plastiques ? Ils suivront la filière recyclage et leur contenant en laine de roche sera broyé puis intégré au compost comme élément allégeant.
Les plants « sont nourris par l’eau d’irrigation… 97% d’eau, 2% d’éléments minéraux, 1% d’éléments organiques ».
Le démantèlement éventuel est provisionné dans les comptes, comme pour une centrale nucléaire.
Dès l’an prochain, 1150 tonnes de tomates corréziennes partiront en camions vers Rougeline dans le Sud Ouest, puis seront livrées par d’autres camions dans les grandes surfaces. Certainement un bon point pour notre balance commerciale départementale, avec « un impact environnemental minime » estime la CCVEM.
GM
Notes
Simon Desbordes, Jacques Faurel, Geoffroy Goutoul.
Communauté de Communes Ventadour-Égletons-Monédières
Dont l’Unité de Valorisation Energétique d’Égletons (UVE)
Merci à Geoffroy Goutoule pour les serristes et Jonathan Gouessan, Directeur général des services pour la CCVEM qui nous ont longuement répondu par écrit. La Confédération Paysanne s’était déjà largement exprimée publiquement, nous avons obtenu quelques réponses complémentaires par téléphone.
http://documents.projets-environnement.gouv.fr/2018/12/03/54505/54505_INC.pdf
Groupement Foncier Agricole
Société Civile d’Exploitation Agricole et Société par Actions Simplifiée.
Miimosa Transition est une plateforme de financement dont les partenaires sont Herta, d’Aucy, Danone, Carrefour et … les paysans de Rougeline.
Chaleur à environ 50°C dite perdue car pas injectable dans un réseau de chaleur qui demande plus de 100°C.
Taxe Générale sur les Activités Polluantes que paye l’UVE. À volume de déchets constant la valorisation de la chaleur fatale va limiter l’augmentation de la TGAP … décidée par le gouvernement pour diminuer les volumes d’incinération.
ENCADRÉS
« Production locale, consommation locale »
Geoffroy Goutoule : « La production sera commercialisée par la coopérative Rougeline dans les supermarchés du grand Sud-Ouest. Pour le marché ultra-local, une vente à la serre sera organisée quelques jours par semaine ».
Site internet de la coopérative Rougeline : « Nous avons produit 90 000 tonnes de fruits et légumes sur l’année 2019, dont 75 000 tonnes de tomates… Plus de 10% de la production française de tomates fraîches. Nous commercialisons notre production en empruntant tous les canaux de distribution classiques : grande distribution, grossiste marché, grossiste distributeur, hard-discount, export et enfin très peu vers l’industrie… Nos principaux pays clients sont l’Allemagne, l’Espagne, la Tchéquie, la Suisse, le Luxembourg, nous exportons également vers Hong Kong et Singapour ».
Noms d’oiseaux
Le 23 juin dernier, une dizaine d’engins de chantier flambent. Jacques Faurel, écrit sur son compte Facebook : « responsables mais pas coupables ? Messieurs Philippe Revel et Pierre Calmette vous avez au nom de votre syndicat [la Confédération Paysanne NDLR] sali le projet, menti effrontément, insinué auprès de toutes sortes de médias plus ou moins sérieux. À force d’occuper l’espace médiatique, certains esprits faibles ont cru en vos arguments pourtant grossiers en jouant sur les peurs et les croyances de certains réfugiés en Limousin [Le Plateau? NDLR], vous avez armé leur bras pendant que les honnêtes gens dorment encore ». Les responsables mais pas coupables : « agriculteur du pays d’Égletons en bout de course, croit qu’être rentier et travailler son lopin de terre en bio lui permet d’élever son expérience en modèle ». Pascal Coste relaye le texte de Jacques Faurel sur son compte Facebook. Le Président de la Chambre d’agriculture de la Corrèze tempère : « il est inadmissible d’insinuer sans preuve que cet acte aurait pu être commis par d’autres agriculteurs ». Sur les réseaux sociaux. Lilian Thomas : « enculés d’agriculteurs fonctionnaires » ; Annie Lachassagne : « tant que les gens croiront ou auront la crainte de ces écolos bobos crados gauchos on n’en sortira pas ».
Pas de nouvelles à ce jour de la plainte en diffamation publique de la Confédération Paysanne déposée il y a trois mois.
En chiffres
Emprise du terrain : 28,85 hectares
Superficie définitive des serres : 8 hectares
Production escomptée : 1150 tonnes en 2020, 5000 tonnes à plein régime
Variétés 2020 : Beef, Cœur de bœuf, Romanella, cornue des Andes et Rose
Réservoir d’eau : 3,3 hectares pour 90 000 m3
40 000 pieds sur sacs de culture en laine de roche sous plastique
Salariés : 15 CDI prévus pour fin 2019 et quelques dizaines de saisonniers pour la récolte
« Sans résidus de pesticides »
Les tomates d’Auïtou seront produites sous le label sans résidus de pesticides, créé par les Paysans de Rougeline en 2017, troisième voie entre le conventionnel et le label Bio.
Reporterre écrit en mars 2018 citant l’association générations futures : « On est sur la réserve parce que la lecture de leur site laisse plus de questions que de réponses ». Frédéric Chatagnon, consultant pour le label, justifie l’opacité par « la complexité des données à communiquer… la crainte de se faire voler une méthodologie développée pendant des années. L’objectif est seulement qu’il n’y ait plus de traces au moment de la récolte ».
Reporterre : « Il s’agit d’une optimisation technique qui se concentre sur les produits vendus… les fruits et légumes ne présentent pas zéro résidu de pesticides mais jusqu’à 0,01 milligramme (ou 10 microgrammes par kilo). En dessous de 10 microgrammes, on ne sait rien. De nombreux pesticides utilisés dans l’agriculture sont des perturbateurs endocriniens. Une très petite dose suffit par exemple pour perturber le développement d’un fœtus ».
Georges Goutoul : « les tomates seront cultivées sous serre de manière hydroponique. Cette technique permet de s’affranchir de l’ensemble des maladies telluriques et donc de ne pas avoir recours à des pesticides. Nous avons pour objectif de ne réaliser aucun traitement dans la serre ».
Les esclaves de la tomate, pas chez nous
Pas d’esclaves à Rosiers d’Egletons : « travail à hauteur,16 à 18°C en hiver, 3°C de moins qu’à l’extérieur en été car écran d’ombrage et évapotranspiration des plantes », nous indique Geoffroy Goutoule, « tapis anti-fatigue, salle de repas équipée, salle de repos ».
« Sous les serres d’Almeria, la production été comme hiver se fait au prix d’une surexploitation des ressources humaines et naturelles. Pas une herbe folle, pas un coquelicot, pas un arbre, pas un ruisseau, pas un chant d’oiseau, pas un battement d’aile de papillon dans cette campagne andalouse. Des serres, seulement des serres. Quelques 33 000 hectares de terres sous bâches consacrés exclusivement à la culture intensive de fruits et légumes. La tomate espagnole colonise les rayons bio des enseignes de la grande distribution : Carrefour, Auchan, Leclerc, Lidl, Monoprix, Franprix » En Andalousie, plongée dans l’enfer des serres de la tomate bio, Le Monde septembre 2019. Voir aussi Bernard Roux sur agter.org
« La région de Raguse, concentre près de la moitié de la production de légumes de serres d’Italie. Dix mois sur douze les travailleurs agricoles – dans leur grande majorité roumains, tunisiens et albanais – y produisent les tomates. Les abus des employeurs se sont multipliés : salaires inférieurs de moitié au minimum syndical, contrats de travail irréguliers, normes de sécurité inexistantes ou précaires, habitat indigne et plusieurs cas d’exploitation sexuelle des travailleuses, en particulier roumaines ». En Sicile, le calvaire des migrants dans les serres à tomates Mediapart, 18 septembre 2019
Faites chauffer le Bio!
La guerre du Bio est depuis longtemps déclarée. Sous la pression de la FNSEA, les serres chauffées peuvent maintenant rentrer dans cette catégorie. Il reste encore à faire tomber la barrière du hors sol qui est exclu du label bio. Si le chauffage est maintenant supposé respecter les rythmes biologiques des plantes, la laine de roche plastifiée sera peut-être bientôt bio-compatible. Le co-rapporteur du comité Bio d’Interfel (l’inter profession des fruits et légumes), n’est autre que Bruno Vila… dirigeant de Rougeline.
Notre ministre de l’agriculture n’est pas favorable au chauffage des serres pour le bio « parce qu’il faut respecter les rythmes biologiques… mais si c’était interdit en France et permis dans d’autres pays européens, ça ne règlerait pas le problème de l’économie. La règlementation européenne n’interdit pas le chauffage des serres en Bio ».
Contre l’avis de la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique, soutenue pourtant par Biocoop, Carrefour et des producteurs comme Forebio, le chauffage bio français sera donc permis de janvier à avril, de manière à permettre production et vente de printemps à égalité avec la concurrence internationale. Le président de Forebio fait remarquer : « vouloir concurrencer des pays tiers qui ont des conditions climatiques plus favorable… faire chauffer des serres en bio, ça n’a pas de sens ». Mediapart 28 juin 2019
ILLUSTRATIONS : la couverture du livre
GM




