« Qualité de choses ou de personnes égales » nous dit la rousse [jeu de mot ou faute?], ce qui nous renvoie inévitablement à la définition du terme égal : semblable en nature, en quantité, en qualité, en valeur… Est-ce que le fait d’être humains suffit à nous rendre semblables en toutes ces choses ? Si oui, alors toutes les inégalités individuelles sont justifiables. « Mon petit Hector, nous sommes différents, mais nous sommes égaux puisque nous sommes tous deux humain. » « Bien Monsieur. À quelle heure Monsieur voudra-t-il souper ? »
Si non, alors je crains que l’égalité ne soit impossible. La suite de la définition est : « qui ne varie pas, qui ne présente pas de brusques différences… » Au risque de paraître sexiste, je soutiens qu’il y a entre homme et femme de brusques différences, demandez à Olympe de Gouges. Que celui qui a vu un homme enceinte me contredise.
La déclaration des droits de l’homme et du citoyen nous dit : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit… » Mais faut-il pour cela qu’ils soient Français ? Si non comment se fait-il qu’il soit possible à un européen de faire son tour du monde en toute l’égalité [jeu de mot ou faute?] ? Tandis qu’il n’existe de touriste noir qu’en Afrique. Et comment cette affirmation peut-elle se concilier avec la défense de la propriété privée ? J’attire votre attention sur le terme « demeurent ». Si taulards et immigrés avaient le droit de vote en tant que « nos égaux », quelle physionomie aurait la classe politique ? Heureusement la suite de cet article premier ouvre le champs des possibles : « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. » Donc les plus égaux sont aussi les plus utiles. Combien faut-il de gilets jaunes pour égaler l’utilité d’un Benalla ? « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration » nous dit l’article 15, mais quelle société, l’entreprise France ? Magie de la langue, hashtag tous ego [jeu de mot ou faute?] et comme je est un autre les responsables ne sont plus coupables.
Marto



