Coste en panne de Directeur général des services
Le 30 mai dernier, Patricia Buisson, qui occupait, depuis l’élection de Pascal Coste à la tête du Conseil départemental de la Corrèze, le poste de Directrice générale des services, a rendu son tablier. Un nouveau directeur a été rapidement recruté. Après quelques jours de présence, en pleine Assemblée plénière, ce dernier aurait moyennement apprécié les habitudes verbales de son nouvel employeur. Il aurait alors répondu « Je ne suis pas ici pour me faire insulter », et aurait quitté son poste sur le champs.
Avis aux amateurs, le Département recrute !
Routes départementales : derrière les chiffres
Le dernier Corrèze Magazine met en avant une hausse du budget départemental en faveur des routes. Ne nous y trompons pas. Les effectifs des agents départementaux sont en chute libre, les départs n’étant plus remplacés depuis 2015. Le choix est clair : l’externalisation de plus en plus fréquente des travaux à effectuer.
Le Limousin colonisé par Vivendi
Après les organisateurs des festivals musicaux limousins Lost in Limoges et Clandestino, c’est l’association Horizons croisés, notamment organisatrice de Urban Empire à Limoges, qui était mise en redressement judiciaire en début d’année. Son déficit était de 300 000 €.
La société Festival Production, propriété de Vivendi, actionnaire majoritaire, et de Centre France, va organiser à Limoges un nouveau festival en juin 2019. Cette société bénéficiera pour l’occasion d’une importante subvention de la ville, d’un montant de 300 000 € pour un budget de 1 000 000 €. Le festival Urban Empire recevait, lui, 40 000 € (hors aides logistiques). Le prix de l’indépendance, sans doute. Ou quand l’argent public va aux multinationales.
En Corrèze, Brive Festival avait été vendu en 2016 également à Festival Productions, qui en assure donc désormais la programmation. On constate que celle-ci fait la part belle aux artistes signés chez la major Universal (un tiers de la programmation en 2018), qui appartient à… Vivendi !
Et on apprend ce 7 juillet que Vivendi entre dans le capital du Club Athlétique Brive (1), à hauteur de 17 000 000 €.
Voilà Brive en partie « vendue » à une multinationale ! Donc partiellement dépendante du bon vouloir d’un Breton au tempérament autoritaire.
Revenons à la musique. Cette industrialisation du spectacle apparaît regrettable. Bien sûr, mieux vaut sans doute Festival Production que le mastodonte international Live Nation, mais on préfèrera toujours les festivals (et salles) indépendants, libres de leur programmation. En Corrèze, la salle Des Lendemains qui chantent, le Barathon ou Ô les Chœurs organisés par Elizabeth My Dear, le Festival aux champs de Chanteix (non exhaustif) et plus marginalement Grive la Braillarde (cf. LTC n°14) offrent une programmation dont nous pouvons être fiers. Ce à quoi nous pouvons ajouter les Nuits de Nacre.
Sources : France 3 Limousin et La Montagne/Le Populaire.
(1) Le Club athlétique Brive Corrèze Limousin est la section professionnelle rugby à XV d’un club omnisports français, basé à Brive-la-Gaillarde.





