Petite précision concernant les réglettes cuisenaires (cf LTC n°8 p 26), une enseignante de notre entourage, nous précise que :
« Les réglettes peuvent être de bons supports pour comparer, calculer (l’article présente un bon exemple de commutativité : + = 1 + 3), manipuler mais pour cela l’enfant doit avoir construit en amont les bases de la numération sinon ces fameuses réglettes entraînent des représentations erronées.
En effet si l’on présente : et l’enfant dira « 2 » car la perception visuelle prédomine.
Inconvénient majeur, les réglettes ne sont ni sécables (pas de manipulation pour pouvoir associer quantité et nombre) ni marquées par des traits permettant de percevoir un ensemble.
Avantage majeur, les réglettes combinent trois approches différentes suivant les préférences de l’enfant : la mémoire visuelle (les couleurs associées aux tailles),
la mémoire tactile (manipuler, agencer, représenter) et la mémoire auditive (expliquer, justifier ses choix). »
On ne peut que se réjouir de la diffusion depuis quelques années de matériels issus de pédagogies actives, et cela mériterait plus qu’un article pour en expliquer le pourquoi du comment.





