C’est sur cette place, encore emplie par l’écho du mensonge du « changement » qui n’est « maintenant » plus actuel, que se dresse la première promesse d’une nuit qui veut relever le défi du bonheur collectif ; tout au moins, de l’envie de progresser ensemble quelque part, quelque temps, pour un futur finalement plus doux…
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Alors le micro tend sa grille froide et métallique et propose d’y balbutier sa prose ; qu’elle soit d’amour ou de colère ; politique ou apocalyptique ; qu’elle soit intimidée ou assurée…
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Quand la pensée – en substance – suspend son temps, il est alors temps de rendre grâce aux pizzas qui s’envolent !
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Le monde s’écoule, laissant des traces bleues dans le sillage de nos démocraties sécuritaires… Sociétés apeurées ; égarées dans le conformisme protectionniste.
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La nuit tombe sur la place qui résonne et raisonne ; s’égare parfois ; prononce l’impensable mais veut le rendre pensable… Les rires se font plus nombreux quand l’utopie devient faisable et vitale. Le feu n’est que le symbole des symbioses qui s’étendent par delà la frontière virtuelle. Tulle ne fait qu’une avec le monde… Même les enfants tentent des conciliabules…
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Et quand les brûmes rendent la nuit plus évanescente, quand aux lueurs des bâtiments, la place devient celle des flottements – peut-être un jour – révolutionnaires, alors il est temps de se rencontrer encore une fois ; encore mille fois ; encore le temps d’écrire la suite d’une histoire mainte fois déjouée. Les corps, pour certains, s’en vont ; mais reviendront encore et encore, montrer aux vivants que le monde est à eux, que le peuple ne veut plus survivre et détruire mais bien vivre et construire. Là où le bruit et la fureur ont régné un soir de mai, il reste le « changement » et peut-être que c’est vraiment « maintenant » !
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L’ombre des combats ancestraux planent sur la place, elles reposent la question de la convergence des luttes ; elles reposent la question de l’acceptation de l’autre dans sa différence, dans sa faiblesse et dans sa force ; elles reposent la question de la confiance dans la parole posée, dans les innombrables paradigmes trans-figurables… Elles posent cette question ultime : sur qui je m’appuie dans ma révolte ?
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à l’heure de boucler ce numéro, nous savions que rendez-vous était donné pour une nouvelle « nuit debout », le samedi 16 avril. Les délais d’impressions étant ce qu’ils sont, nous ne pouvons pas en parler. Il était important pour nous de rapporter cette première nuit, et nous reprendrons le fil des événements pour le numéro de juillet.










