Tulavu ? – quoi ? – euh rien…
Rubrique quotidienne, limite punk eut égard à la relative fadeur du journal qui l’héberge (La Montagne), tulavu, c’est le Jiminy Cricket du pauvre. Et que Jiminy il te distribue un bon point ! Et que Jiminy il te distribue un mauvais point… Et que, surtout, il ne te dise rien… Parce que faudrait quand même pas trop réfléchir ! Faudrait voir à rester gentil, poli… Même quand on critique quelque chose, ça reste tranquille ; comme ce touriste camping-cariste (voir La Montagne du 21 octobre 2015), se disant déçu de la ville de Tulle, qu’il appelle « la ville du président ». Et il se plaint de quoi ? Du fait qu’il n’y ait pas de camping à Tulle ? Non, les trottoirs sont casse-gueule, il y a des trous sur les quais et le lierre pousse sur les murs… Vrai ? Vrai ! Mon dieu, quel accueil malveillant ! Pensez-vous, du lierre… Et sur les murs en plus ! T’imagine ça sur la côte d’Azur ?
Il va lui dire tulavu ? Il va lui dire que le tourisme, ça peut-être autre chose ? Qu’une ville – même petite, même « celle du président » – c’est pas forcément que du pavé blanc immaculé, du trottoir lisse et brillant et que 99,9 % des tullistes ne sont jamais tombés sur les bords de la Corrèze ? (je connais le 0,1 % mais il est alcoolique). Il va lui dire que Tulle est une ville populaire ? Qu’il est aussi différent de voir Tulle que de l’observer ? Que derrière l’apparence grossière, se cache une âme que finalement peu de ville ont ? Il va lui dire tout ça tulavu ?
Et bien tulavu, il dit bien quelque chose effectivement ; il lui dit que c’est pas faux sa plainte, qu’il y a même des voitures garées sur le trottoir (Hé ! Le peuple ! Tu peux disparaître s’il te plait !) et puis surtout, il a même vu un banc tout cassé tulavu !
Tulavu ? Quoi ? Mon cul…
Je lutte donc je suis
lundi 2 novembre
20h30
De Yannis Youlountas
En présence du réalisateur Cinéma le Palace – Tulle
Une soirée pour débattre et penser ensemble les questions qui, à travers l’expérience grecque des mois derniers, nous traversent et nous taraudent. Est-il possible de mener une autre politique que celle choisie par l’Eurogroupe pour un pays de la zone euro ? La réponse donnée a été sans appel, c’est non. Et quiconque s’y essaie ou prétend malgré tout s’y essayer est promis en plus à l’humiliation. Sans présumer de la suite des événements en Grèce, une question (entre autres) s’impose aux citoyens que nous sommes et à tous les courants sociaux et politiques européens qui appellent de véritables et nécessaires transformations en Europe : si un pays bascule du côté de l’alternative sociale et écologique, comment et à quelles conditions pourra-t-il mener sa politique s’il reste dans la zone euro ? Et quelles autres voies peut-on construire ?






