
Lola Rouzic, 25 ans, est arrivée en Corrèze en 2000 avec ses parents désireux de changer d’air. A 10 ans, après une enfance bretonne, Lola et sa famille s’établissent à Saint Martial de Gimel. Adolescente, elle partage son temps entre une scolarité briviste et des loisirs à Tulle. Lola a grandi dans une famille joueuse et sans télévision, c’est comme cela que son affection pour le jeu s’est développée. Tout naturellement, Lola s’est formée comme ludothécaire à Cholet, filière métiers du jeu et des jouets . Mais avant ça, et malgré son jeune âge, Lola a roulé sa bosse : tout d’abord en se formant pendant 2 ans dans un IUT Carrières sociales à Tours (option jeu bien entendu), puis à Angers comme salariée au sein d’une maison de quartier. Enfin Lola a travaillé dans un IME au contact de jeunes personnes handicapées pour lesquelles elle créait des séjours adaptés.
Retour en Corrèze.
Après un stage au Cambodge, Lola est revenu dans son 30m² nantais. Le besoin d’espace, de verdure et d’une vie de proximité s’est imposé. Lola, avec son désir de ludothèque en milieu rural, a rapidement choisi le pays de Tulle comme « El dorado ». En plus, durant sa formation, la ville de Tulle revenait régulièrement dans la liste des territoires dépourvus en ludothèque. « Il fallait trouver un endroit, une petite ville entourée de « ruralité » où ancrer mon initiative. Et puis ici, j’avais du réseau, je connaissais le milieu associatif local, j’étais un peu chez moi. Je suis donc revenue à Tulle en octobre 2013. »
Depuis lors, Lola cumule un emploi d’assistante d’éducation au Lycée Edmond Perrier et le montage d’Air de jeu avec pour objectif d’en être une des permanentes salariées à moyen terme.
Lola, Gaga des jouets.
En parlant avec Lola, on comprend vite que le jeu la passionne. Elle-même le dit : « je suis gaga des jouets, du jeu. Le jeu rapproche et les temps de jeu sont des moments de partage ; on s’y découvre, c’est désinhibant. « Pour Lola, il faut absolument déconstruire l’idée que le jeu est réservé aux petits, qu’à un moment on a fini de jouer, que ce n’est plus pour nous ». Elle emploie donc pas mal de son temps à faire jouer des grands et parfois se lance des défis : « Je le ferai jouer, je trouverai un jeu qui lui correspond, qui défigera le personnage. Un jeu qui permettra d’entrer dans un imaginaire qui transgressera ce qu’il est au quotidien ». Alors Lola ouvre souvent sa maison, son salon à ses amis, aux amis de ses amis pour expérimenter ses dernières découvertes.
Si on s’attarde dans le regard souriant de Lola on y voit gaieté et espièglerie, comme si le jeu lui procurait une joie de vivre devenue rare.
Lola Rouzic « Je le ferai jouer, j’y arriverai. »




