S’ouvre dans un nouvel onglet
Menu
La Trousse Corrézienne

Local, LTC 55 · 20 juillet 2026

Violences systémiques

J’ai un ami qui est sorti du RSA (revenu de solidarité active) pour un CDI… d’AESH. C’est chouette mais c’est seulement une galère différente. On sait que ce métier est très précaire, sinon on regarde la vidéo de François Ruffin de mars 2025, mais ce n’est pas mon sujet. Mon sujet, ce sont les bugs de l’administration qui s’accumulent sur sa tête, au point qu’il doit constamment veiller à les corriger pour maintenir ses droits et empêcher l’administration d’exiger de lui des remboursements. On voudrait presque ne jamais avoir inscrit son nom dans ce système devenu à double tranchant. Sauf que selon le Code civil (art. 55), cette entrée dans le système est obligatoire dès la naissance.

Est-ce bien raisonnable ?

En vrac, quelques situations ubuesques :

  1. Il est donc nouvellement embauché à l’Éducation nationale. Il reçoit des courriels professionnels sur une adresse professionnelle du type prenom.nom@entité.fr dont il ne connaît pas l’existence… Une personne en copie de ces courriels l’oriente vers une autre personne dite référente, qui l’oriente à son tour vers une plateforme pour finalement obtenir son mot de passe. En 17 jours de travail, il en avait déjà reçu 17 !
  2. Quelques jours après son embauche, il reçoit un courrier évoquant l’insuffisance de ses démarches de recherche d’emploi ! Il avait pourtant bien déclaré sa prise de poste à deux personnes chez France Travail, son conseiller emploi et sa conseillère indemnisation, précisément pour vérifier si ses aides allaient le maintenir au moins au même niveau de vie qu’avant, ce qui reste à confirmer…
  3. Étant également accompagné dans son projet de création d’entreprise, il se rend, à la demande de France Travail, à un rendez-vous avec BGE (anciennement Boutiques de Gestion, réseau national d’aide aux entrepreneurs). Le rendez-vous se révèle être une tentative de découragement par un contrôle externe de la viabilité de son projet, appelé dispositif « Creascope ». Aucun accompagnement. BGE n’apporte aucune valeur ajoutée à son projet alors qu’il le juge viable, mais sans aucun écrit, sans analyse financière pour le renforcer, ni de signature… BGE a accepté la sous-traitance du flicage pour l’argent.
  4. Enfin, la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie) lui a demandé des informations quant à une aide financière octroyée pour des dépenses de santé en médecine complémentaire (sous-entendu à rembourser si ces informations n’étaient pas convaincantes), alors que ce montant d’aide avait déjà été presque entièrement versé directement au praticien depuis trois mois, sur justificatifs.

Combien de souffrance et de temps passé à corriger ces « erreurs » du système ! Qui en est le véritable responsable ? Est-il sanctionné ?

Pour aller plus loin :

Le documentaire d’OFF investigation sur France Travail :

Par THOMAS JOURNEL

Du papier, des crayons, pas de pubards.

Le papier, c'est encore mieux.

C'est bien de nous lire sur ton mobile. Mais la Trousse papier, c'est autre chose : 5 numéros par an, écrits et dessinés en Corrèze, postés chez toi.

Dans la même trousse

Sources non probantes — La Trousse corrézienne n°55

Sources non probantes

JOURNEL Quand je lis un article, souvent des affirmations m’interpellent et je ressens alors le besoin de vérifier ce que je pense ou ce que pense l’aut

1 septembre 2025

Affiche de manifestation du collectif Alouettes 147 – "Toujours les mêmes qui trinquent... NON À L'AUTOROUTE" – contestation du projet de 2x2 voies sur la N147 à Herbette, Limoges.

Un projet inutile et coûteux

Au nord de Limoges, sur la route nationale 147 (direction Poitiers), un projet de mini-autoroute vient d’être agréé par la préfecture de la Haute-Vienne. Voici une partie du communiqué de presse paru le 24 juillet dernier, complété par des informations [entre crochets] recueillies au téléphone…

6 août 2026

Image d'illustration pour l'article "Eau en Corrèze : le département impose sa loi" – représentation symbolique de la gestion de l'eau, des retenues et des bassins versants en Corrèze.

Le département de la Corrèze veut le pouvoir sur l’eau

Le conseil départemental du 4 juillet a voté le programme d’actions de son plan départemental de gestion de l’eau (PDGE). Le département, depuis 4 ans, a pris la main sur l’eau pour « avoir un cadre de référence discuté sur quelle Corrèze on veut demain…

20 juillet 2026

Articles récents

Illustration en noir et blanc d’un village du plateau : maisons, coquelicots, un chat et un escargot, par Kamal

Alleyrat, plateau de Millevaches : l’attente

ET MARTINE L’Association pour la Préservation de la Nature et de l’Environnement (APNE) est créée en juin 2024 et réunit des habitants opposés au proj

25 octobre 2026

Dessin d’une abeille tenant une pancarte « Le miel est mon énergie renouvelable, pourquoi pas votre béton ? » devant des panneaux photovoltaïques

Aix-Eygurande-Lamazière-Haute : le plus gros du plateau

Dans le cadre de l’article « Agrivoltaïque : Far West en Corrèze (et ailleurs) » (La Trousse n o 54), nous avions présenté le plus gros projet agrivol

24 octobre 2026

Banderole « Stop Saint-Hilaire photovoltaïque » accrochée devant un pré et des arbres, à Saint-Hilaire-Foissac

Saint-Hilaire-Foissac : projet suspendu

Le 22 janvier 2022, la communauté de communes de Ventadour vote des modifications du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) 1 . Elle classe plusie

23 octobre 2026

✕
Fermer le menu
Les rubriques
LE JOURNAL
♥ Soutenez-nous : faites un don !S'abonner au journal