
Le 22 janvier 2022, la communauté de communes de Ventadour vote des modifications du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI). Elle classe plusieurs parcelles naturelles, agricoles ou forestières en photovoltaïque, dont une trentaine d’hectares (ha) situés sur la commune de Saint-Hilaire-Foissac. Ce classement, avant le vote de la loi APER (Accélération de la production d’énergies renouvelables) en mars 2023, permet la réalisation de projets photovoltaïques au sol sur ces parcelles.
On pourrait penser que, dans un souci d’intérêt général1, une collectivité établisse un plan des zones adaptées à de tels projets. Pas du tout, lors du conseil communautaire, le président explique clairement que ce sont les entreprises qui démarchent les propriétaires puis contactent ensuite les élus. Démarchage attractif en raison des propositions de loyers proposées par les énergéticiens. L’intérêt général est donc porté à l’initiative d’acteurs privés très motivés par leur propre intérêt économique. Tellement soucieux de l’intérêt général d’ailleurs que « des surfaces inclues dans le projet sont situées juste au-dessus des captages d’eau potable ». Le classement est donc voté en 2022 contre la position de la commune de Saint-Hilaire-Foissac, opposée aux projets photovoltaïques au sol sur sa commune.
Un grand nombre d’habitants signe la pétition de l’association Saint-Hilaire-Foissac Nature créée2 : ils ne s’opposent pas aux énergies renouvelables, ils s’opposent à l’installation de panneaux en zone naturelle, forestière ou agricole.
Juin 2023 : projet suspendu
Le 17 juin 2023, l’association annonçait : « Le Bureau Communautaire a décidé de surseoir à ces deux procédures ». En clair elle suspend les deux projets de 12 et 18 ha. Mais « comme « surseoir » ne signifie pas forcément abandonner, nous resterons vigilants ».
Le projet n’a pas repris et ne peut plus être réalisé, de cette façon, depuis le vote de la loi APER en mars 2023. Sauf à envisager un petit agrivoltaïque sur les parcelles agricoles.
Notes
1. Lors du conseil communautaire, le président exprime que, considérant l’engagement de la nation dans les énergies renouvelables, l’opération relève par conséquent de l’intérêt général.
2. Association créée par des habitants opposés au projet.
Par JULES


