Il y a des auteurs que j’aime lire, parce que leur écriture me parle quoique le sujet abordé. C’est le cas avec Paul Auster, et pour sa dernière sortie, j’ai fait comme à mon habitude, commencer à lire sans savoir où j’allais être amenée. Je me délecte tranquillement de l’histoire de Ferguson, de ses déboires, de son évolution, je me fais une idée de la chronologie de sa vie. Au fil des pages, je me sens complètement déroutée, puisque la narration perd soudainement de sa cohérence. On fait des sauts en arrière avec d’autres tournures de destin. Des scénarios différents coexistent, des personnages meurent et réapparaissent quelques pages plus loin pour nous montrer que sa destinée aurait pu être autrement … Au début, je me suis agacée à essayer de comprendre ce qui se passait, à revenir en arrière pour vérifier les faits décrits avant. Et puis, … j’ai lâché et je me suis laissée emporter telle la plume de Paul Auster, au gré des vents contraires et souvent complémentaires.
Yoéva




