
Une présentation favorable du livre Vivre avec les animaux de Jocelyne Porcher était faite dans le n° 45 de La Trousse corrézienne. Certes, de fait, ce journal est spéciste, mais quand même, Jocelyne Porcher ! La position de cette sociologue et ancienne éleveuse est si incongrue qu’elle suscite ma réaction.
On peut vivre avec des animaux, que l’on appelle soit « de compagnie », qui peuvent être des gallinacés, des caprinés ou des bovinés si on le souhaite et si on dispose des moyens nécessaires pour leur offrir des conditions de vie adaptées à leurs besoins, soit commensaux, ceux qui nous entourent sans que nous l’ayons choisi ; ou encore en habitant dans les bois. Jocelyne Porcher défend autre chose : l’intérêt qu’ont certaines personnes à tirer un revenu des animaux, par leur exploitation 1 . Vivre avec les animaux est donc une conséquence d’une activité professionnelle qui consiste à vivre des animaux. Porcher met en avant son souhait de vivre avec les animaux, mais ressort de son argumentation son intérêt à vivre des animaux. Sa présentation paraît alors malhonnête. Celle-ci l’est davantage lorsqu’on s’attarde aux circonvolutions et détournements que l’autrice met en œuvre pour légitimer cette activité. Elle se réfère à la notion de don/contre-don de Marcel Mauss qui exposait la triple obligation de donner-recevoir-rendre comme forme de
CHRISTOPHE GIBIAT





