Heureusement que Médiapart sauve l’honneur de la presse française… Le journal vient de révéler dans un dossier mis en ligne le 14 avril l’histoire du Seroplex, un antidépresseur sans plus-value qui aurait pu ne jamais être commercialisé en France : liens cachés avec les gendarmes du médicament, conflits d’intérêts au cabinet de Philippe Douste-Blazy, arrangements secrets et intervention d’Aquilino Morelle. Un nouveau scandale qui a coûté des centaines de millions à la Sécu et révèle à lui seul les dérives du système sanitaire français.
À la fin des années 90, le laboratoire danois Lundbeck fait face à un grave problème. Le brevet de son antidépresseur vedette, le Seropram, va arriver à expiration au début des années 2000. Le médicament sera alors génériqué et Lundbeck perdra mécaniquement des revenus colossaux. Il est temps de lancer un nouveau produit, un simple dérivé du premier, mais dont il faudra convaincre qu’il est meilleur : le Seroplex.
Grâce à des documents internes et aux confidences d’anciens salariés du laboratoire, Mediapart a pu reconstituer l’histoire de ce médicament qui a permis à Lundbeck, à coups de contrats secrets, de lobbying intensif, d’appuis troubles dans les cabinets ministériels ou encore en recrutant des consultants phares comme Aquilino Morelle, d’obtenir gain de cause puis de dégager un chiffre d’affaires de plus d’un milliard d’euros en 10 ans. Avec pour conséquence évidente, non pas l’amélioration de la santé des Français, mais une hausse de leur dette via la Sécurité sociale.
Enquête à lire sur Médiapart : http://bit.ly/1IhBZc9




