
Intégrale de quatre tomes, l’œuvre d’Andreas étonne et émerveille par son dessin majestueux et anguleux. On suit les aventures d’un sorcier, à la chevelure blanche, au nez aiguisé et droit et vêtu d’un manteau noir opaque qui ne laisse deviner aucune couture. Son dessin est un ensemble de petits segments, de petites hachures, de cisailles qui sculptent l’image comme une gravure. Une puissante symphonie de noir et blanc.
Les pages sont rythmées par une composition inspirée de la BD américaine des années 70, un enchaînement de cases verticales, horizontales. Ce sont de petites cases empreintes de silence, de vide, car elles n’apportent rien à l’histoire elle-même mais dans l’ensemble, elles offrent une trame d’un dessin animé.
L’histoire se présente sous forme d’enquêtes paranormales, c’est un voyage au cœur de différentes dimensions, d’architectures qui rappelle l’œuvre de Schuiten et de Comes. Andreas joue avec le mystère et fait le choix de ne pas tout révéler au lecteur comme si certaines choses nous échappaient.
Antoine Retoré




