
Parfois c’est banal
Gauvain Sers… la soupe ! Par pluton 427
C’est l’histoire d’un gars – au demeurant, plutôt sympathique – qui s’est retrouvé sur le devant de la scène parce qu’un jour, Renaud avait oublié de boire…
Ce n’est pas tant sa voix d’ado en mue sévère, mal déboutonné, qui me gêne ; pas non plus sa casquette de velours « casthélémisé » vue et re-re-vue sur toutes les têtes de pseudos gavroches chanteurs de pacotille ; pas non plus les textes blindés de sentiments sirupeux (réincarnation molle d’un sous-Renaud qui n’aurait jamais chanté « Hexagone » ou « Société tu m’auras pas » et – pire – qui n’aurait jamais picolé !).
Il y a deux types de chansons chez Gauvin Sers : les contines-du-quotidien-qui-sont-trop-mignones-et-tellement-gauches-sympathiques-qu’on-y-foutrait-bien-des-baffes-à-sa-p’tite-gueule ou les engagées-mais-quand-même-qui-restent-polies-parce-qu’il-faudrait-pas-se-couper-des-p’tits-vieux-qui-le-trouvent-gentil (le racisme c’est pô bien, le dihad c’est super triste, etc.). On me glisse à l’oreille que ses textes ont été utilisés pour les discours de miss France, manque plus qu’un truc baveux sur les animaux…
Ce n’est pas, non plus, l’ennui qui se dégage de la musique – ah, cette impression d’entendre les quatorze mêmes mélodies (enfin pas loin…) ! Non, ce qui me gêne le plus dans l’ascension médiatique de cet artiste creusois, c’est que j’en viens à regretter les anciennes censures radiophoniques qui nous permettaient de dégager de vrais talents poétiques et révolutionnaires et Gauvain, lui, ne serait même pas censuré !
Parfois c’est pas mal
La prochaine fois, je vous parlerai de Guyom Touseul, qui ne fait pas les premières parties de Renaud mais qui pourrait au moins faire celles de Pierre-Paul Danzin (dont je vous parlerai aussi un jour, vous suivez ?).
Pluton 427




