
Puisant des limons de la faux créatrice, Grêles étincelles, racines véloces, Tissent, patientes, la prochaine pelisse, Ligneux écheveaux sous échine d’écorce.
Inspirée des cycles se déploie dès lors, Ta ramure sculptée de vaines conquêtes Qui élance, drapée, affamée d’aurores, Espoirs inflorés aux étoiles parfaites.
destructrices,
prédatrices.
et des connaissances scientifiques dépassées, malgré la disponibilité informations.
« Je n’ai jamais lu Le Capital de Marx, mais j’ai les marques du capital sur tout le corps. » Big Bill Haywood 2
Grâce à la trahison quotidienne et intergénéra‐ tionnelle à laquelle nous participons tous d’une manière ou d’une autre, le système survit un jour de plus. La forêt brûle, la glace fond, les riches s’enrichissent s’appauvrissent. Mais alors que nous nous dirigeons vers un avenir de plus en plus imprévisible, je ne peux m’empêcher de croire que le pire peut être évité si et quand suffisamment de personnes issues des « générations plus âgées » décideront de trahir et lutter contre le système auquel elles ont consacré la majeure partie, sinon la totalité, de leur vie.
Un tel acte d’amour révolutionnaire et de courage ne nécessite pas, je crois, une étude de la théorie marxiste ou de grands textes de gauche, mais juste l’acceptation des nombreux faits et signes avant‐coureurs qui sont sous nos yeux. Toutes morsures de la main qui nous nourrit seront de beaux exemples d’amour radical adressés aux jeunes générations. Beaucoup de jeunes portent déjà les marques du système : anxiété, obésité, mal-être arrivent de plus en plus tôt chez nos petits. Nos adultes, ici en France et en Europe, ont bénéficié de l’âge d’or du capitalisme. Mais ce ne sera pas le cas des nouvelles générations, car nous éduquons encore nos enfants pour un avenir qui appartient au passé. Et à mesure que de plus en plus de jeunes prendront conscience de cette réalité, ils auront besoin de toute l’aide possible.
youtube.com/watch?v=rLo3Y2IG-iY 1 La Figure centrale du mouvement ouvrier américain. 2
Des cieux émondés qui fouillent tes entrailles, Tu pétris tes nœuds défiant toutes entailles Et récoltes d’un feu l’élan salutaire.
Puissante nature que mots ne conduisent, À l’instar prunelles qui d’emblée déguisent, Guide nos chevets, Ô Arbor séculaire.
nouvelles de
les pauvres et
Emmanuel Delsart





