
Dans la tour ! Il y aurait eu un chien dans les bureaux de « la tour », petit surnom affectif donné à la cité administrative Jean-Montalat, à Tulle, en ce début d’année 2024. Une anecdote à se mettre sous la langue, pour quelques minutes de plaisir. L’histoire commence en janvier par une affichette d’information, fixée sur un espace dûment réservé à l’information des personnels, et elle indique qu’il y aura bientôt un chien dans les services, au niveau d’un des étages de l’Éducation nationale, ce sera un chien médiateur. « Ce chien sera pris dans sa globalité par une infirmière conseillère technique », précise le message. Ah. Et le toutou s’appelle Loreleï.
Agrivoltaïsme : un recours pour protéger les terres agricoles Communiqué de presse de la Confédération paysanne, Bagnolet, le 6 juin 2024
Comme annoncé au moment de la publication du décret censé encadrer l’installation de panneaux solaires sur terres agricoles, pastorales et forestières, la Confédération paysanne dépose un recours devant le Conseil d’État. En effet, ce décret fait tomber les rares encadrements inscrits dans la loi d’accélération de la production des énergies renouvelables (APER), ouvrant la porte à tous les effets pervers du photovoltaïque au sol. En définissant chaque terme de manière la plus vague et la plus souple possible, le gouvernement a trahi toute intention d’encadrement votée par les parlementaires. Par ce recours, nous souhaitons obtenir l’annulation pure et simple de ce décret et contraindre le gouvernement à prendre des mesures qui protégeront réellement les terres agricoles, pastorales et forestières de l’appétit des firmes énergéticiennes. La Confédération paysanne démontre en effet qu’il ne peut pas y avoir de panneaux photovoltaïques sur ces terres sans impact négatif sur la production agricole, le pastoralisme ou les forêts. En générant spéculation foncière, accaparement de terres et précarisation des paysan·nes, l’agrivoltaïsme est une menace pour l’agriculture, la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations.
Local
Wouahouuu comme « la jolie nymphe qui par son chant envoûtant sur un rocher surplombant le fleuve Rhin fait échouer les marins tombés sous son charme ? C’est la figure d’un des mythes les plus connus de la tradition allemande. Elle a inspiré de nombreux poètes et musiciens », dixit Radio France. Moi je vois surtout une chanson ondoyante d’H.-F. Thiéfaine, chacun sa culture… Bon, c’est peut-être une chienne alors. Le hic, et là on ne rigole plus, c’est que, basée à la tour, l’infirmière technique, dite référente, est là pour coordonner les interventions des infirmières scolaires sur tout le département, pour les soutenir, leur répondre et non pour intervenir elle-même, qui plus est avec un chien. Le poste d’infirmière référente a donné lieu à un an de bagarre parce que personne n’en voulait, la fiche de poste était trop lourde, trop de missions. Ils ont allégé et ont trouvé. Avec un chien ? Questions : C’est autorisé, un animal dans les bureaux administratifs ? Et dans les écoles, sous quelles conditions ? C’est sans doute une bonne idée l’apport de la « médiation animale » pour des jeunes en situation bien précise et difficile, mais devant le manque de postes d’infirmières à l’Éduc’ comme ailleurs on a le droit de réfléchir. Bon, il est passé où le toutou ? Quelqu’un a-t-il vu ou entendu Loreleï ? A-t-elle sauté dans la Corrèze ?
L’examen approfondi du texte nous amène aussi à interroger la constitutionnalité de la loi APER. Ce recours sera donc accompagné du dépôt d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) : en niant l’impact des installations photovoltaïques sur l’environnement et la biodiversité, la loi APER enfreint-elle la Charte de l’environnement ? En énonçant des définitions incohérentes pour l’agrivoltaïsme et le photovoltaïque sur terres soi-disant incultes ou inexploitées, cette loi enfreint-elle le principe constitutionnel de clarté et d’intelligibilité de la norme ? Alors que les gisements photovoltaïques sur les toitures et les espaces artificialisés sont largement suffisants pour répondre aux objectifs de production d’électricité renouvelable, la Confédération paysanne récuse la notion d’agrivoltaïsme et exige l’interdiction des centrales photovoltaïques sur toutes les terres agricoles, pastorales et forestières.
Croqué à l’atelier défi dessins de presse, le 4 mai 2024
Dix ans Par DANIEL SOULARUE
Dix ans, j’ai volé au charme une partie de sa ramure la plus basse, pour habiller ma cabane secrète. Je monte quelquefois le long du tronc, dont les branches me font la courte échelle. Je ne grimpe jamais au sommet, j’irai plus tard.
Combien de fois ce bel arbre fait-il ma hauteur ? Dix fois ? Vingt fois ? Peu m’importe. Il est là depuis toujours. Il est indestructible. Il est mon ami, dans un univers immuable. Celui de l’enfance, celui du bois, à cent mètres de ma porte.
……
J’ai beaucoup grandi. Mes cabanes sont plus grandes, plus solides et, proches, me dis-je, de celles des chasseurs-cueilleurs. Je peux désormais, m’allonger sur le toit bien latté. Je grimpe à présent au sommet du bel arbre et je sais qu’il fait plus de huit fois ma taille d’adolescent.
Je sais qu’il représente l’éternité car il a survécu à mes aïeux, survivra à mes parents et me survivra. Je le respecte comme un grand Ancien et me dis souvent de cesser le pillage de ses branches.
Je l’entends !
15 – LA TROUSSE CORRÉZIENNE N° 51
JAIMONTRAINQUIDÉRAILLE





