S’ouvre dans un nouvel onglet
Menu
La Trousse Corrézienne

LTC 49 · 1 janvier 2024

locales & tatouées HUMEURS D’UN MONDE MEILLEUR

locales & tatouées HUMEURS D’UN MONDE MEILLEUR — La Trousse corrézienne n°49

Corps jeun es é la nc On dirait, … comme au golf un joli swing. Pourtant, ce n’est pas un dancing. ici on voit des corps se chalouper. Étoffes c ol or ée s On dirait, … comme un petit air de fête. Pourtant, c’est une rengaine à perpète. ici on voit un trouble-fête se pointer. Sourires iri sé s On dirait, … comme une soirée banale. Pourtant, c’est au loin un chaos de rafales. ici on voit un massacre s’organiser. Dos c ou rbé s On dirait, … comme un cache-cache. Pourtant, c’est bien mené à la cravache. ici on voit des corps se recroqueviller. Cris é to uf fé s On dirait, … comme un brin causette. Pourtant, ce sont bien des tirs de roquette. ici on voit des corps se coucher. Mains l ev ée s On dirait, … comme des petites flammes. Pourtant, c’est bien le drame. ici on voit des peaux ensanglantées.

LA CHRONIQUE DE CIRCÉ

Automne pluvieux, automne heureux ? Ah non pardon, ce n’est pas ça, mais pourquoi pas ? Sans parler de mariage, ne pourrait-on pas parler de passage, de transition vers l’hiver ?

Les températures ont été douces, très douces, et moi qui m’inquiète souvent pour l’avenir de l’eau, j’ai été servie ! Avec mon ami, on s’est demandé une fois si les grues avaient pu prendre la tangente, ou si on ne les avait simplement pas vues. Et puis c’est tout, on a regardé la pluie tomber, les rivières se remplir, la vie déborder, spectacles dont on ne se lasse pas ; avec parfois le frisson de la tempête, où on trouve ça éblouissant mais on espère quand même qu’il n’y aura pas de dégât… Parce qu’on pense à tous ceux pour qui la tempête c’est juste l’effroi, ce n’est plus trop joli dans ce cas et on n’a pas envie de voir ça…

Alors on fait l’autruche, on regarde ce qu’il y a de beau, pour se remonter le moral, se rappeler que c’est dur la vie mais c’est beau dis donc,

20 – LA TROUSSE CORRÉZIENNE N° 49

és

On dirait, … comme de joyeux échos.

On dirait, … comme un petit jeu.

On dirait, … comme un éternel refrain.

On dirait, … comme des étoiles filantes.

On dirait, … comme des clôtures d’un mauvais voisinage.

On dirait, … comme une partie de balle au prisonnier.

c’est beau. Dans le jardin je vois des fleurs résister à cet assaut d’eau, au 20 novembre subsistent des fleurs de capucine, mauve, souci, achillée et bourrache, elles se tiennent encore presque fièrement. Je dis presque, elles ont bien dû un peu courber le dos pour encaisser tout ça. Leurs taches de couleur suffisent à égayer mon cœur.

21 novembre, une journée annoncée sans pluie (il y aura finalement quelques gouttes), je savoure d’être dehors, des cris familiers me font lever les yeux et crier à tue-tête : « Regarde, regarde, elles sont là ! » Je les admire avec comme chaque année beaucoup d’émotions, et malheureusement une inquiétude certaine. Elles sont sept, c’est un beau chiffre sept mais c’est peu ; des éclaireuses peut-être ? L’appréhension concerne la réussite de leur long voyage et leur retour l’année prochaine. Les obstacles aériens pour les oiseaux migrateurs sont nombreux, sans parler des zones où se reposer qui diminuent, l’eau et l’air qui se polluent… Mais tant que je les verrai passer, je me dirai que tout n’est pas perdu et avec enthousiasme je crierai : « Bon voyage, profitez bien du soleil, à bientôt ! » Même si là j’admets que sur un si petit groupe la probabilité est mince. Heureusement, un second passage a lieu l’après-midi, un peu plus étoffé, l’espoir demeure.

Clameurs d es de ux cô tés

Pourtant, ce sont des insultes, des pires mots. ici on voit un dialogue déchiré. Cris l an cé s

Pourtant, c’est un affrontement douloureux. ici on voit des corps troués. Haines ex al té e s

Pourtant, ce ne sont pas des hommes en maillot de bain. ici on voit des commandos entraînés. Tirs l an cé s

Pourtant, ce sont des balles sifflantes. ici on voit des corps mutilés. Corps bar ric adé s

Pourtant, ce sont bien des prises d’otage. ici on voit des personnes se faire séquestrer. Deux camps o ppo sé s

Pourtant, ce sont des combats rancuniers. ici on voit de la cruauté s’exprimer.

On dirait, … comme un air de lendemain.

On dirait, … comme une trêve à la durable paix.

On dirait, … comme la paix en rêve.

On dirait, … comme un vieux cauchemar.

On dirait, … comme un rencard loupé à ma

22 novembre, ciel bleu, je suis alertée par les cris, puissants, nombreux. Les grues sont beaucoup plus que la veille, je m’émerveille. Les sons se font plus denses, d’autres groupes arrivent pour faire grossir le premier, j’assiste à un magnifique ballet et ne peut m’empêcher de pleurer.

23 novembre, première nuit de froid, timing impeccable ! Et quelle belle journée pour se préparer à l’hiver qui se rapproche. Un froid sec qui pique, un petit vent qui vivifie, et un grand soleil qui brille. On emmagasine la chaleur de l’astre au cours de la journée et le soir venu, avec un ciel étoilé qui annonce une fraîche nuit, c’est avec joie que l’on retrouve celle du feu… Que l’on savoure d’autant plus qu’on ne peut s’empêcher de penser à tous ceux qui n’ont pas même un abri.

Rêves de pa ix aban don n

Pourtant, ça sera peut-être à la saint glinglin. ici on voit la guerre à nouveau se déchainer. Amitiés e mp êc hé es

Pourtant, c’est bien l’espoir mis à l’arrêt. ici on voit la souffrance se ranimer. Espoirs d éc ou ra gé

Pourtant, c’est bien la montée des glaives. ici on voit encore des coeurs dévastés. Peurs r éve il lé es

Pourtant, c’est bien l’entente mise au placard. ici on voit la désespérance s’enraciner. Joies m us el ée s

bonne humeur. Pourtant, c’est bien un sentiment de stupeur. ici on voit encore et encore un monde meilleur s’envoler.

és

s

YOÉVA

Du papier, des crayons, pas de pubards.

Le papier, c'est encore mieux.

C'est bien de nous lire sur ton mobile. Mais la Trousse papier, c'est autre chose : 5 numéros par an, écrits et dessinés en Corrèze, postés chez toi.

Dans la même trousse

Bandeau illustré : « Local, s'enraciner »

S’enraciner

Le monde de l’agriculture est dissonant. L’agro-industrie a augmenté les rendements mais détruit les sols ; les agriculteurs qui partent à la retraite ne trouvent pas de repreneurs : « La France a encore perdu 100 000 agriculteurs en dix ans. » Et ceux qui cherchent à s’installer ont du…

8 février 2024

Bonobo(n)s — La Trousse corrézienne n°49

Bonobo(n)s

Au printemps 2023, est sortie une nouvelle série documentaire intitulée L’Empire des chimpanzés. Élégante et bien financée, narrée par un acteur af ro-

1 janvier 2024

L’art du paradoxe et le monde dystopique — La Trousse corrézienne n°49

L’art du paradoxe et le monde dystopique

La Montagne informait récemment, après avoir précisé que « depuis janvier [2023], la délinquance à Tulle est contenue avec une forte baisse des cambri

1 janvier 2024

Articles récents

Dessin d’Herbette : Donald Trump reçoit un paquet cadeau « LMB » des mains d’un homme en costume — « Formidable, thank you! »

Vente de LMB Aerospace à Malemort

Le Parti communiste français (PCF) – section de Brive a fait parvenir le communiqué de presse ci-dessous à La Trousse corrézienne en février dernier. Nous lui posons en retour quelques questions dans l’encadré qui figure en bas de page.

17 octobre 2026

Illustration : un panneau « DÉVIATION » jaune et noir à la peinture épaisse.

Déviation de la RD 901 à Varetz : une opération qui interroge

Le 12 juillet 2024, le conseil départemental de la Corrèze a décidé, à l’unanimité, de retenir le tracé de la variante numéro 1 et donc de relancer à l’identique un projet datant de plus de 30 ans.

17 octobre 2026

Aquarelle de Bernard : la vache Mounette, une fleur à la bouche.

Vachement bien…

C’est l’histoire d’une vache qui dépérissait au fond d’une étable, faute de bons soins sans doute. Paul l’a vue et il n’a pas aimé ça, alors il l’a achetée. Il l’a amenée chez lui, il l’a retapée, il l’a baptisée Mounette et chaque année ensuite,…

17 octobre 2026

✕
Fermer le menu
Les rubriques
LE JOURNAL
♥ Soutenez-nous : faites un don !S'abonner au journal