Ha ben oui, il était nécessaire de prendre une décision, dans quelques jours les semis seraient prêts à planter, et il devenait urgent de faire un sondage pour connaître la nature du terrain sur lequel nous nous reposerions au cours de ces futures années. Si ce terrain était trop argileux, la culture prendrait, mais une masse considérable de travail mécanique ou manuel serait indispensable ; trop sableux et ce seraient des techniques d’irrigation ou de paillage qui prendraient de l’énergie supplémentaire. Un terrain humide, et c’est le choix des plantations qui serait limité, enfin un terrain sec voir asséché, et il est fort à parier qu’une partie des élus du peuple populo et démago, tracerait des sillons pour cultiver les peurs et chercherait à labourer au plus profond les planches de notre constitution, tout en promettant des rendements à l’hectare pharaoniques et en augmentant la taille et la grosseur des aliments. Pour une agriculture durable et en respect avec l’environnement, il convient de considérer un abandon de la méthode conventionnelle qui est actuellement en place, et quelques critères qui à court terme demandent une organisation pas si différente, pour ouvrir et nourrir la terre. Cette manière de faire est un choix collectif, enfin c’est une délégation participative, délégation que le citoyen a mis en urnes pour permettre à son représentant de satisfaire les groupes d’intérêts économiques qui privent le peuple de sa propre gestion. Alors qui sera le paysan qui laissera les légumes, les fruits et les céréales pousser en liberté, soit en liberté parcellée, mais surtout en nourrissant la terre uniquement avec du compost organique, pour permettre une production éco-logique qui ne ferait pas le terreau de la haine ?
Flauberd




