
Dans cet ouvrage limpide, l’auteur démontre que la transition énergétique est largement un leurre. D’autant plus que s’y ajoute et s’y mêle la transition numérique. Les énergies dites « renouvelables » et les technologies numériques reposent en réalité sur l’usage irraisonné de matériaux fossiles non seulement épuisables mais aussi dont l’extraction est très polluante. Les USA ont fermé leur mine de terres rares de Mountain Pass, la France son usine de séparation des terres rares de La Rochelle. Trop polluantes. La Chine, moins regardante, s’est empressée de prendre le relai. Cette économie dite « verte » crée et déplace les pollutions.
Par ailleurs, ces métaux devenus stratégiques ne font pas l’objet en Occident d’une politique d’approvisionnement fiable, ce qui s’avère inconséquent. Car la Chine utilise à loisir des pratiques anticoncurrentielles pour parvenir à un quasi monopole. Les implications géopolitiques sont majeures.
Nos gouvernants courent donc après la croissance technologique sans s’en donner les moyens, se faisant l’écho de l’incohérence de citoyens gourmands d’objets numériques mais en refusant les effets collatéraux…
Christophe Gibiat





