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La Trousse Corrézienne

La chronique de Pétronille, LTC 1 · 1 mai 2015

La chronique de Pétronille

Photo : le lierre terrestre dans le jardin de Pétronille

Avant de partir Björn et moi nous sommes occupés des peluches et doudous qui sont rangés dans le coffre de la chambre des enfants. Des amis viennent passer la fin de semaine avec les derniers de leurs petits-enfants, 2 et 3 ans, et ces chers bambins ont l’habitude de fouiller dans la malle. Nous avons fait cuire des pommes de terre à l’eau, après les avoir égouttées nous les avons écrasées consciencieusement, nous avons étalé cette pâte sur les peluches. Et pendant que nous allons marcher, le tout va sécher, nous n’aurons plus qu’à frotter, et adieu… allergies et toxines diverses. Cette méthode peut-être utilisée pour nettoyer les tapis, couvertures ou autres tissus lourds.

Le temps est magnifique pour la deuxième semaine du mois d’avril, je ne cache pas mon bonheur quand le soleil joue à cache-cache au travers des branches. L’astre « royal » caresse la nature de ses rayons et les odeurs éclatent, le parfum des fleurs de buis est fort et sucré, elles aiment le soleil du matin. En cueillant les plantes sauvages dont nous avons besoin pour préparer la cuisine, l’odeur mentholée et aussi citronnée du lierre terrestre nous titille les « nasaux », celle délicieusement envoûtante de la violette nous attire, le « coucou » et sa délicate odeur nous enchante, nous cueillons le pissenlit pour le plaisir des yeux ou du palais mais il n’a pas d’odeur. Björn remplit consciencieusement son petit panier en osier, il est moins sensible aux effluves que moi, par contre il est capable de rester en pamoison devant un prunellier en fleurs ou une colonie de coucous.

Nos paniers pleins, nous rentrons, il va falloir laver notre cueillette, la sécher et cuisiner : cake aux feuilles sauvages et riz au lait aux fleurs de coucou et de lierre terrestre, que les enfants apprécient pour le goûter et s’il en reste ils en réclament au repas de soir. Si le beau temps persiste, nous nous ferons plaisir de les amener promener sur notre cher causse et nous leur ferons cueillir des plantes comme le faisait mémé Jeanne avec nous ses sauvageons : mes frères, sœurs, cousins, cousines et moi.

pétronille

Du papier, des crayons, pas de pubards.

Le papier, c'est encore mieux.

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