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La Trousse Corrézienne

La chronique de Pétronille, LTC 9 · 4 novembre 2016

La chronique de Pétronille

La chronique de Pétronille

Aujourd’hui, je ne vous amène pas en balade dans mon sac à dos. Après avoir écrit l’article sur la vigne, il me semble impossible de ne pas faire une chronique sur l’importance de consommer des fruits et des légumes « propres ». Le label bio n’est pas obligatoire, en effet, certains agriculteurs travaillent sans intrants chimiques et n’ont jamais demandé à être labellisés. Le mot intrant, en agriculture, englobe la totalité des produits non naturels (qui ne se trouvent pas dans le sol) mais qui sont ajoutés par l’agriculteur pour optimiser le rendement de la culture. Mais ce n’est pas le pire… Le pire (pour l’instant ?) ce sont les « systémiques », mot très en vogue dans certains milieux ! En agriculture, un systémique est un produit phytosanitaire qui est absorbé par la plante, véhiculé par la sève. La plante est alors entièrement contaminée par le produit, la rendant toxique. La substance s’attaque aux parasites par l’intérieur de la plante. Les

parasites sont de petits êtres vivants appartenant au règne animal, végétal, bactérien ou fongique, qui vivent ou se développent au sein d’un organisme accueillant pour survivre : ils s’y nourrissent et s’y reproduisent, ce qui peut créer des troubles plus ou moins graves chez leur hôte.

Parfois, les intrus sont profitables également pour l’organisme visité : on parle alors de symbiose. Ce qu’il faut comprendre, c’est que peler ou laver les fruits ne sert à rien, le poison a contaminé l’intégralité du fruit ou du légume (lire l’article « Chic, les systémiques » du Canard enchaîné de mercredi 5 octobre 2016). Bon, je vais essayer de terminer par une note optimiste. Il y a quelques jours, j’étais dans mon jardin, tranquillement assise sur une marche de l’escalier, je rêvassais, le soleil d’automne me caressant le dos. Quand tout à coup, ce qui ressemblait à un écureuil géant est passé à quelques mètres de moi en bondissant avec une élégance que j’envie. Cet animal était magnifique, auburn foncé, plus sombre au bout de la queue en panache, un plastron blanc, mais il était trop rapide pour que je l’observe mieux. Je n’en avais jamais vu si près d’une habitation. Une fouine ou une martre dans mon jardin !

Du papier, des crayons, pas de pubards.

Le papier, c'est encore mieux.

C'est bien de nous lire sur ton mobile. Mais la Trousse papier, c'est autre chose : 5 numéros par an, écrits et dessinés en Corrèze, postés chez toi.

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