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La Trousse Corrézienne

La chronique de Pétronille, LTC 11 · 2 mars 2017

La chronique de Pétronille

La chronique de Pétronille

Je marche d’un pas allègre. Le ciel est bleu, le froid est vif, mais j’aime marcher par ce temps-là hivernal et lumineux. Je suis bien équipée contre les frimas, les oreilles bien à l’abri sous un bonnet, des gants qui me protègent de l’onglée. Seul mon visage est au contact de l’air, mais je l’ai oint d’huile d’argan avant de partir, sans oublier les lèvres protégées par du baume maison. Pour obtenir dix millilitres d’onguent, je fais fondre tout doucement au bain-marie, en les mélangeant intimement, cinq millilitres de beurre de karité, cinq millilitres d’huile de noyaux d’abricot, deux grammes de cire d’abeilles, deux gouttes d’huile de germe de blé, tous les produits sont issus de l’agriculture biologique. Je mets la préparation dans un petit pot en verre de récupération (miel d’un petitdéjeuner dégusté dans un hôtel). Björn et moi sommes parés pour les randonnées qu’elles soient hivernales ou estivales. Je conserve la crème au frais.

Le soleil brille. J’aperçois de temps en temps un rouge-gorge, les plumes gonflées, qui se nourrit de baies de genévrier, de sorbier ou même de chèvrefeuille, c’est pourtant un insectivore… Mais les petites bêtes sont à l’abri du froid sous terre, sous des feuilles ou des brindilles, mais gare au dégel !

J’arrive près de l’un des lacs de Saint-Namphaise du Causse, endroits que j’aime énormément, lieux très souvent tranquilles, protégés et non urbanisés pour la plupart. J’aime laisser mon esprit vagabonder et je me laisse souvent aller à rêvasser, à imaginer le passé, je vois sans peine brebis, chèvres et bergers venant étancher leur soif, profitant de l’instant présent. J’imagine le berger surveillant son troupeau, caressant son chien, mais aussi scrutant le lac pour voir s’il n’y a pas une fissure qui permettrait à l’eau de s’écouler. Parfois, une ferme n’est pas loin… mais souvent abandonnée au profit d’horribles hangars en matériaux modernes… pvc, tôle… Je comprends que c’est plus pratique et peut-être le moins cher pour l’élevage intensif et les normes sanitaires, mais, les matières plus nobles telles que le bois ne sont-elles pas autorisées ?

Du papier, des crayons, pas de pubards.

Le papier, c'est encore mieux.

C'est bien de nous lire sur ton mobile. Mais la Trousse papier, c'est autre chose : 5 numéros par an, écrits et dessinés en Corrèze, postés chez toi.

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