Vous possédez peut-être, sûrement, un smartphone. Vous savez, ce sont ces objets qui traînent au fond de nos poches ou de notre sac et qui servent à téléphoner, liker sur Facebook, twitter, prendre des selfies, faire ou payer ses achats ou trouver l’itinéraire le plus rapide d’un point à un autre et vous guider le long de celui-ci. Ce sont les couteaux suisses de la civilisation numérique, il n’y a guère que la fonction pompe à bière qui reste hors de leur portée et on le regrette très fort.
Merveilleux outils… La STASI, la GESTAPO, ou le KGB en avait rêvé; Apple, Google et leurs petits copains l’ont fait. Voilà l’outil d’espionnage de masse le plus performant jamais créé. Grâce à eux on sait tout de vous : qui vous avez appelé, où vous étiez, à quelle heure, ce que vous avez acheté, à quel prix. L’usage de ces données personnelles est déjà largement répandu dans le monde marchant. Vous fournissez gratuitement les données et elles sont revendues une fortune aux annonceurs qui peuvent ainsi cibler plus précisément les publicités dont ils vous abreuvent. Et, cerise sur le gâteau, une nouvelle loi pondue par Trump, oblige les entreprises américaines (dans ce domaine elles le sont toutes ou presque) à fournir toute donnée demandée par une administration américaine. Plus besoin de passer par la case justice.
Pour finir, raffinement suprême, si le flic du KGB était haï, le smartphone est adoré et les foules se ruent en masse pour acheter leur petit espion personnel : Big Brother désiré ou le totalitarisme joyeux !
Brice Gauthier




