L’Empreinte enfonce le clou !
L’Empreinte enfonce le clou !
Par La Blatte
La dernière Trousse corrézienne, parue début juillet 2019, faisait état d’un mal-être au travail important au sein de la scène nationale l’Empreinte (« l’Empreinte laisse des traces »). Ce mal-être se traduisait par une véritable hémorragie des salariés, le site briviste étant particulièrement touché.
D’aucuns espéraient voir l’établissement public prendre conscience de la situation et réagir. Et bien c’est chose faite ! En effet, la réunion avec les délégués du personnel intervenue peu après, et dont suit un extrait du compte-rendu, a conduit à une mise au point assez limpide :
« Suite à l’article paru dans La Trousse corrézienne, édition juillet/août, la Direction rappelle à chaque salarié(e) en poste qu’il(elle) doit respecter un devoir de confidentialité et de loyauté conformément à son contrat de travail :
Article du contrat de travail portant sur la confidentialité :
Le(a) salarié(e) s’engage à ne divulguer aucune information concernant les activités de l’Empreinte, dont il(elle) pourrait avoir connaissance dans l’accomplissement de ses fonctions et qui serait de nature à porter préjudice à l’entreprise. Cette obligation de confidentialité s’applique tant à l’égard des tiers que des salariés de l’entreprise. Il(elle)¹ gardera tous ses effets pendant toute la durée du contrat de travail et se prolongera après la rupture de celui-ci pour quelque motif que ce soit. »
Motus et bouche cousue, à la maison, au café du coin comme entre collègues, jusqu’à ce que la mort vous sépare !
1 à force d’écrire n’importe quoi dans les contrats de travail, ou bien de dire n’importe quoi en réunion, la Direction en oublie qu’une obligation, ça reste toujours féminin, même quand elle s’applique aux hommes également !
À l’Assomption, producteurs et Intermarché ne font qu’un
Ce matin 16 août, je me rends, je m’en confesse, à l’Intermaché d’Uzerche pour quelques courses d’alimentation industrielle, je m’en re-confesse. Surprise, ce matin, il y a une petite animation paysanne, qui sent bon la tradition d’antan. Paille fraîche, crottin fumant sur le bitume, cheval de trait qui balade, guilleret, une carriole dans les vapeurs thermiques, les fessiers gironds de monsieur et madame vache, quelques brebis jolies parquées en carré, un tonnelier qui tape sur le fer d’une barrique, des joueurs de viole et autres instrument grinçants, des sabots, des chapeaux, des bretelles, un étal de bonne charcutaille et autres victuailles alléchantes d’ici-bas en Corrèze, là sur une nappe à carreaux… Et sur le tarmac bitumé au pied de l’antre en tôle ondulée, de nombreuses têtes, plutôt blanches et grisonnantes, charnues, charnelles, valsent en bras de chemise sous le soleil métallique des automobiles en mal de parcage. Incroyable carte postale entre tradition et modernité de naphtaline…
Dans la foulée des portes ouvertes des fermes de la région, l’Intermarché d’Uzerche propose depuis dix-sept ans cette journée qui marque « l’entente cordiale des producteurs locaux avec la grande distribution et ses consommateurs », me dit le directeur du magasin de son accent rocailleux et enthousiaste. Qui en douterait face à cette harmonie ?
Service public
Par CHRISTOPHE GIBIAT
La ville de Tulle va créer une Maison médicale municipale afin de pallier à la pénurie de médecins qui devrait s’accentuer sans cette initiative du fait de futurs départs à la retraite. Les médecins seront salariés de la ville. Ce service sera géré par une nouvelle régie municipale, qui sera la quatrième mise en place par l’actuelle municipalité. Avaient précédé le service de l’eau, les cantines scolaires et les parkings, trois services maintenus ou extraits hors du giron des grandes firmes et qui ne rémunèrent pas la prédation capitaliste, cela induisant a priori un coût moindre pour la collectivité.


