
Il est des notions floues et parfois mal comprises. C’est le cas de l’écoféminisme, qui n’est pas la juxtaposition d’une position féministe et d’une approche écologiste ; il constate « l’imbrication du sexisme avec toutes les autres formes d’oppression ». Cela conduit à considérer à cette adresse mail : qu’être écoféministe, pour citer Greta Gaard, c’est penser les « relations intersectionnelles entre le racisme, le spécisme, le colonialisme, capitalisme et l’environnement 1 ». On ne pourrait ni les comprendre ni les abolir séparément. Jeanne Burgart Goutal ajoute que l’écoféminisme est peut-être actuellement mouvement le plus systémique ». Le postulat anarchiste selon lequel il faut « renverser le principe du pouvoir-sur » y apparaît fondamental. L’écoféminisme ne s’embarrasse pas de concepts : il n’est ni philosophique ni scientifique mais politique. Certaines idées, que l’on peut considérer comme fantaisistes, peuvent troubler. Elles ont avant tout pour objectif de produire des effets, d’être efficaces et efficientes.
L’autrice constate une nébuleuse complexe, diverse, qui a évolué et continue d’évoluer au gré de vifs débats, en se saisissant au fur et à mesure des enjeux du temps et du lieu (on dit souvent « les écoféminismes »). Elle questionne le sujet grâce à une approche historique puis pratique, sans éluder les points de tension, les différences voire les divergences, au sein de l’écoféminisme comme avec tendances du féminisme.
1. Citée par l’autrice.
tout l’éventail des façons de mentir et des objectif). Ces méthodes conduisent à la conséquences de l’envahissement du polarisation du débat, voire à son langage frauduleux sur le débat public et impossibilité, et au discrédit de la parole la vie politique. publique. Or comment faire société sans retrouver le sens du débat de fond ? Une démocratie ne peut se construire avec des vérités officielles censées Ce ne sont que quelques aspects de ce s’imposer d’elles-mêmes et visant à livre qui aborde de façon claire nos interdire le débat, d’éléments de langage rapports avec la vérité et sa recherche si réduisant la parole à de la propagande, tant est qu’elle existe toujours… ou une novlangue qui fausse la compréhension de la réalité (c’est son
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23 – LA TROUSSE CORRÉZIENNE N° 49
CHRISTOPHE GIBIAT





