C’est avec une certaine émotion que je fais glisser mon stylo sur cette feuille. Si j’en suis là, si vous me lisez en cet instant, c’est que nous avons réussi – réussi à écrire ensemble ce journal tant désiré.
Une poignée de citoyens pour un canard citoyen. Une poignée de joyeuse lucioles pour une expression libérée. Je crois pouvoir dire que nous sommes fiers de notre production. Et nous espérons que vous y trouviez tout le plaisir que nous y avons mis.
La Trousse Corrézienne. Un clin d’œil rigolard dans la langue de Shakespeare. Mais aussi : des stylos pour informer, des plumes pour raconter, des crayons pour dessiner et des gommes pour dégommer. Nous vous proposerons tous les deux mois un rendez-vous joyeux mais aussi informatif, artistique, caustique, humoristique. Un journal qui nous ressemble, qui nous plaît et, nous l’espérons, qui vous plaira.
Le numéro 0 donne le ton. Sept pages consacrées à l’info locale. Une info qui ne cache pas le point de vue qui la fonde. Du régional, du national, un dossier central en quatre pages. Cette partie sera réalisée chaque fois en coopération avec le Lot en Action. À partir de la page 25, vous retrouverez les auteurs corréziens pour du visuel, du décryptage, l’agenda, des chroniques et du rien sérieux au p’tit coin, si besoin.
Peut-être vous demandez-vous s’il y a un lien direct entre la parution de ce journal et le massacre des journalistes de Charlie. Eh bien non. Mais ce hasard du calendrier peut être lu comme un hommage à la liberté d’expression qu’ils ont initiée. Nous en sommes les héritiers.
Et puis, enfin, du côté de la petite histoire, ma fille, pendant que je rédige, est en train de mettre au monde son premier enfant. Il pousse lui aussi un cri heurtant mes crayons, à mes stylos, à mes claviers pour que le monde soit beau. Bonne lecture.
Philippe





