
Sous l’empressement d’une belle cote de popularité du dernier article, les prouesses du slibard des mecs me réservent encore de belles allégresses. M’y revoilà ! je fais durer le plaisir et je poursuis en libre plongée dans ces petites merveilles pour vous démontrer qu’il ne suffit pas de se bahuter la pine pour dissoudre l’angoisse existentielle d’être ou ne pas être un mâle.
Dernier râle de l’été
L’été demandait une hydratation régulière pour éviter l’assèchement de votre asperge : le fourreau du pénis comme toute peau qui se respecte demande des soins réguliers pour contrer les irritations et les agressions. Contre le diktat marketing qui s’enfourne dans la bonne aubaine de vendre encore un nouveau produit, une simple huile douce suffira pour nourrir votre peau pénienne. L’automne dépose sur votre gland des perles de rosée et l’approche de l’hiver sonne le glas du retrait au fond du caleçon. Le temps de recapoter Monsieur est venu. Popaul pointe le bout de son nez frileusement pour pisser. Fini le temps des cerises à l’air, des batifolages dans le sable et des lâchers dans les prés. Les frimas glacent les sangs, réfrigèrent les muqueuses et recroquevillent les corps spongieux. Pendant cet état de repos, la sève se love bien au chaud dans les douillettes. Le pouvoir érectile de la bête est fortement impacté. L’état de flaccidité se confirme et le gland s’abrite sous sa houppelande qu’est le saint prépuce. Pour les déprépucés, le cache nez ou le bonnet est de vigueur !
Se la bichonner en entier
Le preputium est une zone érogène spécifique très innervée donc d’une extrême sensibilité. C’est maintenant démontré scientifiquement ! Ils me font marrer les scientifiques avec leurs études qui confirment le bon sens ! il a fallu passer par eux pour montrer que les canicules sont causées par le dérèglement climatique !!! Bon, revenons à nous doux agneaux !
Vous savez maintenant que vos trésors ont besoin d’être pomponnés. Il ne suffit pas de plonger votre bout de pain dans la fondue savoyarde pour lui porter toute votre attention, surtout quand on sait qu’elle peut être seulement un rare plat de saison, comme la raclette serait une bonne partie occasionnelle que vous pourriez asséner à un partenaire consentant . Le coït n’est que l’apanage des conquérants pas celui des sages hommes. Pierre Desproges disait bien : « ce n’est pas parce que l’homme a soif d’amour qu’il doit se jeter sur la première gourde ». Pour ceux qui choisissent les plaisirs solitaires, au lieu de s’agacer le sous-préfet en lui assénant des soubresauts vindicatifs vous irritant le bulbe, prenez le temps de partir à la découverte de vos trésors. Vous pouvez vous caresser, partout, partout, partout. Les zones où éros a posé un tendre baiser couvrent non seulement vos organes génitaux mais des ailleurs non souvent explorés : le frenulum, le périnée et le point P, les berges de la raie, la rocade de l’anus…. mais aussi un peu plus haut vos lolos, fervents défenseurs de la libération de l’emprise du coït à tout prix . En effet, vos nénés sont de hauts lieux que vous pouvez stimuler et pas attendre qu’il y ait du monde au balcon ou voir la lune pour vous exciter. Ces caresses vous mettent les doigts de pieds en bouquet de violettes, et si vous entendez sonner midi à votre pendule, c’est que vous avez emprunté les chemins buissonniers vers l’orgasme. Dans l’intimité de vos explorations cette invitation à la tendresse devrait éradiquer pour de bon le mythe qui tourne autour du phallus.
Sortir du mythe de la grosse bite
« Comment agrandir son pénis ? » Mille astuces pour le faire grossir, s’élargir, s’agrandir : des pilules magiques, des exercices, des gels, de la chirurgie réparatrice, des extenseurs à tiges, à sangles à poids… Des trucs et des instruments à vous faire perdre la tête auxquels je n’ai pas échappé dans mes recherches effrénées. De l’intox à tout va pour conforter l’homme dans la croyance que plus il en a une longue, plus il sera viril. Mais rassurez-vous, une récente étude scientifique permet officiellement de mettre des mesures sur la normalité : la longueur d’un pénis au repos est en moyenne de 9,16 cm. En érection, sa longueur moyenne est 13,12 cm. La circonférence du pénis, toujours en moyenne, passe de 9,31 cm au repos à 11,66 cm en érection. Ces chiffres ont été obtenus grâce à des mesures sérieuses sur 15 500 mâles. Messieurs à vos maîtres intérieurs ! Rien n’est parfait sur cette terre, la grandeur de votre âme ne se mesure pas à votre kiki mais bien à la la profondeur de votre tendre cœur.
Yoéva






