Comment réagir ?
1. S’assurer qu’aucun arbre ne constitue une menace, et effectuer les entretiens nécessaires à la sécurité et au passage des véhicules.
2. Demander, par courrier au Département, de vous transmettre le plan d’alignement, afin de déterminer quels sont les arbres qui vous appartiennent et quels sont ceux appartenant au domaine public (qu’il aura bien du mal à vous fournir).
3. En cas de mise en demeure de s’exécuter, se rapprocher de Corrèze Environnement pour vous défendre en justice. Garder trace de tous les échanges avec le Département.
Des espèces protégées en danger
Comme l’a déclaré Pascal Coste au Monde dernièrement, « Les oiseaux ne sont pas cons, ils vont nicher au cœur de la forêt, loin des routes ». Malgré cet éclairage intéressant, force est de constater que le problème est bien plus complexe que cela. Le développement de l’habitat humain et des zones de culture ou de pâture a conduit à l’isolement des zones boisées. De fait, l’écosystème des zones boisées voisine celui d’une zone de prairie, par exemple. Or, les zones de rencontres de ces deux écosystèmes, en l’occurrence souvent les bords de route, constituent des espaces extrêmement riches pour la faune des deux zones. Ces espaces sont aussi des « ponts » entre zones de même nature. Par exemple, une chauve-souris ne peut effectuer plus de 25 m de vol sans point d’appui. Les arbres bordant les routes lui permettent ainsi de se déplacer d’une zone boisée à une autre. Et cela est valable pour beaucoup d’espèces, comme les mésanges par exemple, dont on déplore une baisse drastique de la population. Les associations naturalistes présentes, comme la Ligue de Protection des Oiseaux, s’inquiètent beaucoup de la démarche en cours. Il faudra des années pour que la nature s’adapte, et cela se fera au détriment de nombreuses espèces protégées.
« Faîte et racines »
L’inaction n’est pas possible au vue de l’hécatombe enclenchée, impossible de continuer à pleurer sur une souche d’arbre centenaire ou près d’une coupe à blanc.
Une association, « faîte et racines » (Arbre ! Fais tes racines !), est en train de naître. Sa motivation, associée à la colère de voir les arbres tomber, c’est l’amour de la forêt, ce qu’elle offre à notre regard, nos oreilles, nos papilles, à tous ses habitants, et l’envie que les générations futures aient la chance de s’y promener, y respirer.
L’asso souhaite constituer un patrimoine forestier local et aura pour but de promouvoir une gestion forestière douce pour une production de bois éthique et durable.
« Faîte et racines » n’attend plus que vos participations – dans leur diversité – pour lancer l’aventure!





