
Le Gouvernement, appuyé par le Sénat, a réclamé en octobre 450 millions de la réserve financière du CNC. Organisme indépendant, autonome, crée le 25 octobre 1946 pour gérer les 10,72 % 2 prélevés sur chaque ticket d’entrée de cinéma, son but étant d’aider au développement de l’industrie audiovisuelle. Cet organisme autrefois sous la tutelle du ministère de l’Industrie est passé en 1959 sous celle du nouveau ministère crée par De Gaulle et Malraux, celui de la Culture, pluralité devenue singulière. On imagine difficilement Renault donner 6 – LA TROUSSE CORRÉZIENNE N° 53
à suivre…
possédant de toutes petites surfaces de moins de trois hectares et le manque global de culture forestière.
« Quelles attentes de la société civile vis-à-vis de la forêt ? »
Deuxième table-ronde en fin de matinée, avec une architecte, le président du Parc naturel régional de Millevaches, responsables de l’association l’Aubraie, du reconnaissance de Programme certifications forestières (PEFC) France et de la coopérative forestière Bourgogne Limousin (CFBL).
Là, sur un sujet chaud de chaud, Laurent Carayol de l’Aubraie et Philippe Brugère, maire de Meymac et présent au titre du PNR Millevaches ont tenté d’avancer leurs arguments pour une sylviculture à couvert continu avec des essences variées. Leurs propos se sont complétés, le premier lançant une alerte contre le projet de foresterie industrielle de Biosyl à Guéret. Le deuxième pour un accompagnement indispensable de la filière afin de changer les pratiques, le matériel et les formations pour une
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jusqu’à présent, ignoré qu’une statue de soldat pouvait être une « allégorie de la Patrie », sauf peut-être pour des êtres capables de réduire l’idée de patrie à celle de victoires sur des ennemis.
450 millions à l’État sous prétexte de solidarité, encore moins avec l’excuse du remboursement de l’aide exceptionnelle reçue au moment du Covid. Si le CNC est sommé de participer à l’effort collectif, pourquoi pas les autres industries françaises ?
Centre national du cinéma . 1. cnc.fr/cinema/etudes-et-rapports/la-taxe-sur-les2. entrees-en-salles-de-spectaclescinematographiques-tsa_211700
transformation du modèle économique axée sur une forêt permanente et une vraie sylviculture Objectifs peu entendus par le représentant de la CFBL qui parvint à réunir dans un même discours la pertinence des coupes rases et le devoir de respecter les cours d’eau, les oiseaux et des îlots de sénescence en prétextant du changement climatique. des « Face aux changements globaux, quelles perspectives des pour la filière ? »
Troisième table-ronde en début d’après-midi, en présence d’un climatologue, d’un expert forestier et de représentants de FargesBois et d’entreprises forestières.
Difficile de synthétiser l’ensemble des échanges si ce n’est pointer une volonté farouche de continuer à enrésiner, coûte que coûte, quitte à tomber dans le piège de la prédiction auto-réalisatrice (« regardez, les feuillus disparaissent ! »). Et espérer que des solutions techniques, la sélection et le choix des essences, la génétique, les pépinières et les replantations arrivent à faire oublier le
protégeant
la biodiversité.
à suivre… À
ralentissement de la productivité du aux parasites, aux maladies, aux incendies, aux tempêtes, à la mortalité naturelle qui augmente… Difficile de faire le poids en parlant – comme l’a fait l’expert forestier Étienne Roger – d’humilité, de temps long et de couvert continu, indispensable pour la régénération de certaines variétés.
Les conclusions ont reflété, à nouveau, l’angle mort de l’absence de prise en compte des services écosystémiques rendus par les forêts, et pour cause, Fibois s’occupe de son domaine économique qui est de produire du bois.
Retour à la case départ : il y a un siècle, Marius Vazeilles (forestier, homme politique et archéologue) conseillait et organisait la plantation de résineux et leur abattage industriel ; aujourd’hui, on fait pareil mais « plus vite, plus haut, plus fort » et on dit que c’est la solution écologique ? Et sereinement, quand est-ce qu’on écoute un peu les habitants, les écologues, les spécialistes de l’eau et des sols ? Quand est-ce qu’on concrétise d’autres pistes ? Et l’État, garant d’un minimum de concertation, il est où ?
DIANE BARATIER





